Dans le but de renforcer l’usage des engrais par hectare de terres cultivables, le Ghana met en place une politique de distribution gratuite destinée aux agriculteurs pour la campagne agricole 2026.
Bientôt, les producteurs ghanéens pourront bénéficier d’intrants sans avoir à en supporter le coût. C’est ce qui ressort d’une mesure annoncée le 21 mars 2026 par le président John Dramani Mahama. « Nous avons acquis des engrais qui étaient habituellement vendus à prix subventionné, mais cette fois-ci, j’ai demandé qu’ils soient distribués gratuitement », a-t-il précisé. Cette décision intervient alors que les prix des fertilisants connaissent une forte pression sur le marché international.
Le gouvernement à travers cette décision entend encourager les agriculteurs à étendre les superficies cultivées et à investir davantage dans la production agricole, stimulant ainsi la croissance du secteur. En effet, en 2025, le gouvernement ghanéen a subventionné 200 000 tonnes d’engrais, mais les besoins annuels moyens du pays sont estimés à plus de 426 000 tonnes. Avec la distribution gratuite annoncée pour 2026 et la hausse des prix internationaux, la charge financière repose désormais entièrement sur le budget de l’État.
Selon l’IFDC dans une note en date du 19 mars, le coût de l’urée a fortement augmenté ces dernières semaines, tandis que les prix du phosphate monoammonique (MAP), du phosphate diammonique (DAP) et du chlorure de potassium (MOP) ont également progressé. Pour le Ghana, fortement dépendant des importations, ces hausses pourraient renchérir les coûts agricoles au début de la saison de maïs et de riz. Par ailleurs, le Ghana reste l’un des pays d’Afrique subsaharienne avec le plus haut niveau d’utilisation d’engrais par hectare de terre cultivable, évalué à 28,9 kg en 2023 selon la FAO, mais ce chiffre demeure en deçà de l’objectif de 50 kg/ha fixé par la Déclaration d’Abuja de 2006.
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