Réunie du 25 au 28 mars 2026 en Corée du Sud, la 44ᵉ session du Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat a entériné la désignation de la Côte d’Ivoire comme pays hôte de son bureau régional pour l’Afrique
Ce bureau couvrira l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale ainsi qu’une partie de l’Afrique du Nord. Situé à Abidjan, ce futur centre régional s’impose comme un hub stratégique appelé à renforcer la gouvernance climatique et l’accès au financement pour les pays africains les plus exposés aux effets du changement climatique. Cette désignation marque une reconnaissance du rôle croissant de la Côte d’Ivoire dans les dynamiques de financement climatique sur le continent.
Selon les autorités ivoiriennes, cette implantation constitue une avancée diplomatique majeure. Elle permettra au pays de participer de manière plus active aux discussions et décisions relatives au fonctionnement du Fonds Vert pour le Climat, notamment en lien avec les trois sous-régions concernées. Le ministre ivoirien de l’Environnement, Abou Bamba, a souligné que cette position offre à la Côte d’Ivoire une opportunité de devenir un centre névralgique de la finance climatique en Afrique de l’Ouest, centrale et du Nord.
Au-delà de l’aspect institutionnel, l’implantation de ce bureau régional devrait faciliter la coordination des projets climatiques à l’échelle régionale. Les changements climatiques, par nature transfrontaliers, nécessitent des réponses concertées entre États. La présence d’un bureau régional en Afrique permettra ainsi d’accélérer l’instruction des projets, d’améliorer l’accès aux financements et de renforcer l’accompagnement des pays bénéficiaires.
Le Fonds Vert pour le Climat, principal mécanisme multilatéral de financement de la lutte contre le réchauffement climatique, mobilise des ressources destinées à soutenir des projets d’adaptation et d’atténuation dans les pays en développement. L’Afrique, particulièrement vulnérable aux impacts climatiques, devrait bénéficier d’une part significative de ces financements à travers ce bureau régional.
Pour la Côte d’Ivoire, plusieurs projets déjà soutenus par le Fonds illustrent les retombées concrètes de cette coopération, notamment dans les domaines de l’agroforesterie et de l’adaptation des populations vulnérables, en particulier les femmes rurales. Ces initiatives traduisent une volonté d’intégrer les enjeux climatiques dans les politiques de développement agricole et social.
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