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L’Ukraine mise sur le Ghana pour transformer son blé localement

Suite à une rencontre tenue le mercredi 8 avril à Accra, au Ghana, entre Eric Opoku, ministre ghanéen de l’Alimentation et de l’Agriculture, Denys Bashlyk, vice-ministre de la Politique agraire et de l’Alimentation de l’Ukraine, ce dernier prévoit d’implanter une unité de production de farine de blé au Ghana afin de transformer ses céréales directement sur le sol africain.

​Le paysage de l’agro-industrie ouest-africaine s’apprête à connaître une évolution majeure avec le projet ukrainien d’implanter une minoterie moderne au Ghana. Cette initiative marque un tournant diplomatique et économique pour Kiev, qui cherche désormais à exporter son savoir-faire industriel plutôt que de simples cargaisons de grains. En installant une unité de production de farine directement sur le territoire ghanéen, l’Ukraine consolide ses liens avec Accra tout en contournant les incertitudes logistiques mondiales qui pèsent sur le commerce des céréales.

​Un levier pour la souveraineté alimentaire ghanéenne

​Pour le Ghana, l’arrivée d’une telle infrastructure représente une opportunité stratégique de renforcer sa souveraineté alimentaire. La transformation locale du blé ukrainien permettra non seulement de créer des emplois qualifiés, mais aussi de limiter l’impact de la volatilité des cours mondiaux sur le prix du pain et des produits dérivés. Ce partenariat va au-delà d’une simple transaction commerciale ; il pose les jalons d’un transfert de technologie indispensable pour stabiliser le marché intérieur et réduire la facture des importations de produits finis.

​Une coopération résiliente face aux crises mondiales

​Ce rapprochement témoigne d’une volonté mutuelle de bâtir une chaîne de valeur plus résiliente face aux crises internationales. En choisissant le Ghana comme point d’ancrage pour ses activités de transformation en Afrique de l’Ouest, l’Ukraine démontre sa capacité à rester un acteur central de la sécurité alimentaire mondiale. À terme, cette usine pourrait devenir le moteur d’une nouvelle dynamique régionale, où la coopération bilatérale sert de levier pour le développement industriel et la stabilité économique des populations locales.

Ablam AKODJEVO

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