Dotée d’un capital initial de 1 milliard FCFA, la société sera détenue par l’État (45 %), BRAFASO (10 %) et le secteur privé national (45 %). Le projet prévoit la construction d’une unité industrielle estimée à 9,8 milliards FCFA, soit environ 16,75 millions de dollars. Il vise à développer la production locale de vin et à réduire la dépendance du pays aux importations.
La disponibilité du raisin, un enjeu majeur
Entre 2021 et 2025, le Burkina Faso a importé en moyenne près de 14 000 tonnes de vins et de moûts de raisin par an, pour une facture annuelle moyenne de 4,32 millions de dollars. En 2025, la France était le premier fournisseur du marché burkinabè en valeur, devant le Togo et l’Espagne.
La viabilité de la future usine dépendra toutefois de la disponibilité de la matière première. À Bèga, dans la commune de Bagré, une exploitation expérimentale de 4 hectares regroupe 17 496 pieds de vigne répartis entre 12 variétés. Une extension à 10 hectares est envisagée. Une autre expérimentation est menée sur 0,5 hectare à l’École nationale de formation agricole de Matourkou, près de Bobo-Dioulasso.
Ces initiatives visent à évaluer l’adaptation de la vigne aux conditions agroclimatiques du pays et à préparer le développement d’une production nationale de raisin. Selon le ministre chargé de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, la création de la SOVIB devrait également favoriser la création de centaines d’emplois et la transformation des raisins produits localement.
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