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ATDA-VN : Haffizou Ganda succède à Jean Gbèto Dansou et veut accélérer la dynamique

Après près de neuf années passées à la tête de l’Agence territoriale de Développement agricole de la Vallée du Niger (ATDA-VN), Jean Gbèto Dansou a passé le relais à Haffizou Ganda, le lundi 7 septembre 2026 à Malanville. Nommé en Conseil des ministres du 2 septembre, le nouveau directeur général entend s’inscrire dans la continuité tout en donnant une nouvelle impulsion aux filières riz et maraîchage.

La cérémonie tenue au siège de l’ATDA-VN à Malanville a réuni responsables administratifs, élus locaux, représentants des organisations professionnelles agricoles et personnel de l’agence. Le passage de témoin s’est déroulé dans une atmosphère marquée par les hommages rendus au directeur général sortant et les attentes placées dans son successeur.

Représentant le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, le directeur départemental de l’Alibori, Mohamed Fara, a salué le travail accompli par Jean Gbèto Dansou et souhaité plein succès à Haffizou Ganda. Le président du conseil d’administration, Boubakar Lamissi, a, lui aussi, insisté sur la nécessité de préserver la dynamique engagée. Il a surtout appelé les agents à accompagner le nouveau directeur général, rappelant que les performances de l’agence reposent sur l’engagement collectif.

Pour le personnel, le départ du DG Dansou constitue également une grande page qui se tourne. Les agents ont salué notamment la construction du siège de l’agence et la mise en place d’une assurance maladie au profit du personnel. Après près de neuf ans à la direction, le désormais ancien DG a remercié ses collaborateurs. Jean G. Dansou s’est surtout réjoui de voir son successeur être un cadre ayant travaillé à ses côtés. « Ce que je souhaite le plus, c’est d’être remplacé par quelqu’un qui a travaillé avec moi », a-t-il déclaré, promettant de rester disponible pour apporter ses conseils à la nouvelle direction.

Faire de la Vallée du Niger une vitrine agricole : la vision Ganda

À  la différence d’un responsable découvrant l’agence, Haffizou Ganda connaît déjà ses réalités. Il a notamment été Chef de la Cellule Communale (CCeC) à Malanville pendant plus de six ans, assuré l’intérim du CCeC de Karimama pendant 7 mois et exercé comme assistant Chef Programme Riz. Cette expérience, il entend la mettre au service de sa nouvelle mission. « Je ne suis pas venu faire table rase du passé, ni pour opérer une rupture », a-t-il assuré, annonçant plutôt « un souffle nouveau, une nouvelle dynamique axée sur l’efficacité, la célérité et les résultats ».

Le nouveau DG ambitionne de faire du Pôle de développement agricole de la Vallée du Niger une vitrine du secteur agricole béninois et de renforcer le rayonnement des filières riz et maraîchage. Sa feuille de route prévoit notamment une meilleure résilience des systèmes de production face aux changements climatiques, le renforcement des aménagements hydroagricoles et de la mécanisation, ainsi que la modernisation et la digitalisation des services agricoles. Il entend notamment améliorer le conseil agricole et faciliter l’accès des producteurs aux intrants, au financement, aux marchés, à l’assurance indicielle et aux informations météorologiques et climatiques.

La modernisation des systèmes d’information et des bases de données agricoles figure également parmi ses priorités, afin de disposer de données plus fiables et accessibles pour orienter les interventions et améliorer la prise de décision. Le nouveau responsable compte aussi renforcer la coordination des interventions publiques et privées et intégrer davantage les dimensions liées au genre et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Un défi autour du riz et du maraîchage

Ces ambitions interviennent alors que le Bénin cherche à renforcer sa production rizicole. Après environ 492 626 tonnes de riz paddy produites durant la campagne 2023-2024, la production est passée à 500 605 tonnes en 2024-2025, après un niveau de 525 014 tonnes enregistré en 2022.

Dans la Vallée du Niger, l’enjeu sera désormais d’aller au-delà de cette dynamique et d’accroître les performances des producteurs, alors que le Bénin ambitionne depuis un moment d’atteindre le cap d’un million de tonnes de riz paddy. Un objectif qui devra composer avec les conditions de production à améliorer et les défis liés notamment aux changements climatiques. Pour y parvenir, Haffizou Ganda mise sur l’intelligence collective et une collaboration étroite avec le personnel, les organisations professionnelles agricoles, les collectivités locales et les partenaires.

Auriol HOUDEGBE

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