L’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin (AIAB) a présenté, jeudi 23 juillet 2026, au ministre de l’agriculture les avancées de la filière ananas, ses acquis majeurs ainsi que les défis prioritaires à relever pour renforcer sa compétitivité.
Avec une superficie cultivée de plus de 10 000 hectares et une production annuelle estimée à plus de 450 000 tonnes, l’ananas figure parmi les filières agricoles les plus dynamiques du Bénin. Cette progression s’inscrit dans une tendance haussière observée ces dernières années. À mi-parcours de la campagne agricole 2026-2027, les activités affichent un taux d’exécution de 49 %, traduisant une avancée des superficies emblavées, récoltées et de la production prévue. La production nationale étant passée de 350 345 tonnes en 2019 à 544 655 tonnes en 2025.
Avec une superficie cultivée de plus de 10 000 hectares et une production annuelle estimée à plus de 450 000 tonnes, l’ananas figure parmi les filières agricoles les plus dynamiques du Bénin. Cette progression s’inscrit dans une tendance haussière observée ces dernières années. La production nationale est passée de 350 345 tonnes en 2019 à 544 655 tonnes en 2025. À mi-parcours de la campagne agricole 2026-2027, les activités affichent un taux d’exécution de 49 %, traduisant une avancée des superficies emblavées, récoltées et de la production prévue. Pour l’AIAB, cette progression résulte des efforts de structuration engagés ces dernières années afin d’améliorer l’organisation de la chaîne de valeur et de renforcer sa compétitivité.
Paulin Assogba, représentant du Conseil d’administration de l’AIAB, a notamment mis en avant plusieurs acquis, dont le processus d’obtention de l’Indication géographique protégée (IGP) « Ananas Pain de Sucre du Plateau d’Allada », ainsi que les programmes d’accompagnement destinés à renforcer les capacités des acteurs. Les mesures engagées par l’État pour soutenir cette dynamique ont également été soulignées. Elles concernent notamment la mise en place d’un laboratoire moderne de production de vitroplants d’une capacité de 13 millions de plants par an, la disponibilité d’engrais spécifiques ainsi que les appuis apportés aux producteurs à travers les opérations de dessouchage, de labour et de plantation dans le cadre du Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (PACOFIDE). Toutefois, plusieurs contraintes demeurent.
Les défis à relever pour accélérer la compétitivité
« Le premier défi est celui de la gouvernance », a indiqué Paulin Assogba. Il a souligné la nécessité d’élaborer et d’opérationnaliser des accords interprofessionnels afin d’organiser les relations entre acteurs et d’assurer une meilleure régulation de la filière. Les enjeux concernent également la production, avec la mécanisation des exploitations, l’accès sécurisé au foncier pour les jeunes et les femmes, la résilience face aux changements climatiques, la disponibilité durable d’intrants spécifiques ainsi que l’accès à du matériel végétal de qualité.
Sur le volet de la valorisation, l’AIAB relève encore des difficultés liées au fonctionnement des unités de transformation, à l’accès aux financements adaptés et aux équipements performants. À l’international, les contraintes logistiques, notamment l’insuffisance des lignes de transport et les coûts élevés d’acheminement, constituent également des obstacles à l’expansion des exportations.
L’ananas béninois veut changer d’échelle
Face à ces défis, l’AIAB ambitionne de bâtir, à l’horizon 2030, une interprofession « forte, crédible, bien gouvernée et financièrement autonome ». Elle entend renforcer la collaboration avec les pouvoirs publics autour de la consolidation de la gouvernance de la filière, l’amélioration durable de la productivité et de la compétitivité ainsi que l’instauration d’un cadre permanent de concertation entre l’État et les acteurs de la chaîne de valeur. Avec l’accès désormais ouvert au marché chinois, l’ananas béninois dispose d’un levier supplémentaire pour diversifier ses débouchés et renforcer sa présence sur les marchés internationaux. L’enjeu sera désormais de transformer ces avancées en résultats durables, capables d’améliorer les revenus des producteurs et de renforcer la présence de l’ananas béninois sur les marchés régionaux et internationaux.
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