Depuis le 20 septembre 2026, la fabrication et la distribution à des fins commerciales des emballages et objets en plastique à usage unique sont interdites en Guinée. Le gouvernement entend renforcer les contrôles tout en accompagnant les acteurs vers des alternatives réutilisables et respectueuses de l’environnement.
L’arrêté conjoint fixant les modalités d’application de l’interdiction des plastiques à usage unique en Guinée a été officiellement rendu public et lu à la télévision le 12 septembre 2026 par le ministre et porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du décret D/2024/0172/PRG/CNRD/SGG du 21 septembre 2024. Le texte avait accordé deux années aux acteurs concernés pour s’adapter à cette nouvelle réglementation, avec une entrée en vigueur de l’interdiction de fabrication et de distribution commerciale des plastiques à usage unique fixée au 20 septembre 2026. Le dispositif vise notamment les sachets d’eau, les sachets de course, les contenants plastiques légers et certains ustensiles jetables. Les bouteilles d’eau ne sont toutefois pas concernées. Sont également exclus certains emballages destinés aux activités médicales, agricoles, militaires ou au ramassage des ordures.
La décision intervient dans un contexte marqué par une forte pression des déchets plastiques. Selon les chiffres avancés par la ministre de l’Environnement et du Développement durable, les importations de plastique ont triplé en vingt ans, tandis que la Guinée génère près de 580 000 tonnes de déchets par an. Les autorités mettent en avant leurs conséquences sur les ressources en eau, les sols, les écosystèmes et la santé des populations.
Pour assurer l’application de la mesure, le ministère de l’Environnement travaille avec le ministère du Commerce et de l’Industrie ainsi qu’avec les autres services compétents. Le contrôle des importations de matières premières destinées à la fabrication des plastiques à usage unique est renforcé, tandis que les stocks de sachets d’eau détenus par des personnes physiques ou morales non autorisées peuvent faire l’objet de saisies.
Pour accompagner cette transition, les autorités guinéennes annoncent la promotion des emballages réutilisables, biodégradables et recyclables. Des incitations fiscales sont envisagées pour soutenir les entreprises qui s’orientent vers ces solutions. Le gouvernement compte également s’appuyer sur les artisans, dont le savoir-faire doit contribuer au développement de produits de substitution. Une démarche déjà engagée avec la Fédération nationale des artisans de Guinée autour d’emballages réutilisables et biodégradables.



