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Niger : l’exportation de plusieurs céréales interdite par le gouvernement

Le Conseil national  pour la sauvegarde de la patrie ( CNSP) du Niger met fin aux exportations de riz et de céréales, sauf vers le Burkina Faso et le Mali. Cette décision a été prise « dans le souci de protéger l’approvisionnement du marché intérieur », a précisé le gouvernement.

Les céréales concernées, telles que le riz paddy, le riz blanchi, le mil, le sorgho, le niébé et le maïs, ne doivent plus sortir du territoire nigérien jusqu’à nouvel ordre. La décision a été annoncée par le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, le Général Abdhourahamane Tchiani, dans un communiqué du Secrétariat Général du Gouvernement, publié ce mercredi 16 octobre 2024.

La décision se justifie par la volonté de « protéger l’approvisionnement du marché intérieur afin de rendre accessibles les denrées de grande consommation ». L’exportation interdite concerne tous les pays, sauf les deux voisins du Niger. « Cette interdiction ne s’applique pas aux exportations à destination des États Membres de l’AES, à savoir le Mali et le Burkina Faso », indique le gouvernement.

Selon l’Institut National des Statistiques (INS) du Niger, au cours de la campagne 2022, 8 278 tonnes de semences améliorées de mil étaient disponibles. Les chiffres d’importations fournis par l’INS montrent qu’en 2018, le pays a importé 526 000 tonnes de riz, et 825 000 tonnes en 2021, soit une augmentation de 300 000 tonnes.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette mesure, le gouvernement envisage déjà des actions pour permettre aux producteurs de bénéficier d’une rémunération équitable de leurs productions. Les différents acteurs engagés dans le secteur de la production et de la vente sont déjà mobilisés pour respecter cette décision. « Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie a d’ores et déjà instruit le Ministre en charge du Commerce, les Gouverneurs des régions, les préfets et les Administrateurs Délégués des Communes et des villes de veiller au respect strict de cette mesure », précise le communiqué.

Toute personne qui enfreint cette mesure verra sa cargaison confisquée et remise à l’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN). Cette confiscation est définitive, sans possibilité de récupérer la cargaison. De plus, la personne en infraction pourrait également faire face à des sanctions administratives ou pénales supplémentaires.

Auriol HOUDEGBE

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