Les systèmes agricoles traditionnels africains contribuent à la sécurité alimentaire, à la biodiversité et à la résilience face aux changements climatiques. Pour mieux valoriser ce patrimoine, la FAO tient du 28 au 30 septembre 2026 à Johannesburg, en Afrique du Sud, un atelier consacré à leur identification et leur conservation.
Façonnés au fil des générations, ces systèmes associent production alimentaire, savoirs traditionnels et gestion durable des ressources naturelles. Malgré leur potentiel, seuls quatre sites africains sont actuellement reconnus dans le cadre du programme des Systèmes ingénieux du patrimoine agricole d’importance mondiale (SIPAM).
Face à cette faible représentation, l’atelier vise à renforcer les capacités nécessaires à l’identification et à la reconnaissance de nouveaux systèmes. Les travaux portent notamment sur la documentation des savoirs traditionnels, l’évaluation des menaces et la préparation de plans d’action.Selon Patrice Talla, coordinateur sous-régional de la FAO pour l’Afrique australe, cette reconnaissance doit d’abord permettre de préserver les systèmes existants. « Notre rôle est de protéger les conditions qui permettent à ces systèmes de perdurer, tout en soutenant l’adaptation menée par les communautés lorsque des pressions climatiques, démographiques, économiques ou institutionnelles menacent leur viabilité », a-t-il déclaré.
Les communautés au cœur de la démarche
Au-delà de la reconnaissance, la FAO mise sur les communautés qui détiennent et transmettent ces savoirs. Leur participation est considérée comme essentielle à la conservation de ce patrimoine. Pour Morongoa Leseke, directrice générale du ministère sud-africain des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement, le renforcement de leurs capacités constitue un enjeu important.
« Cet atelier arrive à point nommé. Nous sommes impatients d’apprendre comment soutenir au mieux les communautés, renforcer leurs capacités et veiller à ce que les ressources agricoles et forestières génèrent des bénéfices durables », a-t-elle déclaré.
Associer tradition et innovation
Cette démarche ne se limite toutefois pas à la préservation des pratiques existantes. La FAO encourage leur association à des innovations adaptées afin de répondre aux défis actuels de l’agriculture.
Pour Du Lei, conseiller à l’ambassade de Chine en Afrique du Sud, « le patrimoine agricole, avec son savoir-faire traditionnel et ses principes écologiques, offre des perspectives et des solutions précieuses pour un développement agricole durable ». Les travaux de Johannesburg doivent ainsi contribuer à mieux valoriser ce patrimoine et à renforcer la capacité des communautés à le préserver et à l’adapter aux évolutions de leur environnement.
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