ActualitésAfriqueagro-business

Pêche et aquaculture au Togo : un secteur qui reste à l’écart des plans d’investissement

Depuis le mardi 28 juillet 2026, un atelier de validation réunit, à Lomé les acteurs togolais de la pêche et de l’aquaculture.

L’enjeu de la rencontre, organisée par le gouvernement togolais avec l’appui du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA), est de corriger le déséquilibre observé dans ce secteur. Sans une place plus visible dans les cadres nationaux d’investissement, plans agricoles, programmes climatiques, financements publics et privés, la pêche et l’aquaculture continueront de peiner à mobiliser les ressources nécessaires à leurs infrastructures, à leurs chaînes de valeur et à leurs systèmes de données. C’est cette intégration, plus que la seule conformité réglementaire, que les participants cherchent à obtenir.

La pression climatique constitue le second axe fort de la consultation. La dégradation des habitats aquatiques et l’évolution des conditions climatiques réduisent la production halieutique, perturbent les zones de reproduction et fragilisent les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs artisanaux. L’atelier plaide donc pour que la pêche et l’aquaculture soient explicitement inscrites dans les plans nationaux agricoles, environnementaux et d’adaptation climatique, plutôt que traitées séparément.

Sur le plan institutionnel, le conseiller technique du gouvernement togolais, Dr Lombo Yad, a souligné que la réussite de la démarche se mesurera à la capacité des acteurs à transformer les recommandations en actions concrètes, plutôt qu’à s’en tenir à la seule consultation. Représentant la directrice de l’UA-BIRA, Dr Huyam Salih, Rafik Nouaili a de son côté insisté sur le fait que l’alignement sur le Cadre politique et de stratégie de réforme de la pêche et de l’aquaculture (CPSR) doit se traduire concrètement dans la planification, l’investissement et la coordination entre institutions, et non rester un exercice documentaire.

À l’issue des travaux, les autorités togolaises attendent des recommandations validées pour améliorer les politiques nationales, un alignement renforcé sur les instruments continentaux, des priorités plus claires en matière d’adaptation climatique, une meilleure intégration du secteur dans les plans d’investissement agricole, ainsi qu’une coordination institutionnelle plus solide portée par une appropriation nationale du processus.

Cette consultation s’inscrit dans la continuité des réformes de modernisation présentées par le gouvernement togolais en juin 2026, repos biologique, renforcement des garde-côtes, modernisation des embarcations et subventions à la productivité, et dans le cadre du Programme de développement de l’aquaculture au Togo (PRODAT), qui vise 30 000 tonnes de production aquacole d’ici 2030.

Ablam AKODJEVO

LIRE AUSSI Togo: La production de poisson en recul

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
%d blogueurs aiment cette page :

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité