Un atelier national s’est ouvert ce lundi 10 août 2026 à Dakar, à l’initiative du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique pour valider une étude technique portant sur l’identification et la mise en place d’indicateurs permettant de suivre les efforts du Sénégal en matière d’adaptation au changement climatique.
Le travail se concentre, dans un premier temps, sur deux secteurs jugés particulièrement exposés : le tourisme et les infrastructures de transport terrestre. Selon le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, ces futurs indicateurs doivent remplir une triple fonction, mesurer les progrès réalisés sur le terrain, éclairer les choix de planification publique et renforcer la crédibilité des rapports que le Sénégal transmet aux instances climatiques internationales.
Les discussions ont cependant mis au jour une limite structurelle. Il s’agit de la faible disponibilité de données régulières et accessibles, condition pourtant indispensable au bon fonctionnement de tout système d’indicateurs. Conscients de cet obstacle, les organisateurs ont décidé de consolider les indicateurs retenus et leurs fiches techniques, puis bâtir une feuille de route pour leur mise en œuvre effective.
Cette rencontre s’inscrit dans un dispositif régional plus large. Elle est organisée par la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), en lien avec la Direction du Changement climatique, de la Transition écologique et des Financements verts (DCCTEFV), avec l’appui financier et technique de la coopération allemande à travers le projet PACO. Ce programme mobilise une enveloppe de 19,63 millions d’euros sur cinq ans, entre 2023 et 2027, pour renforcer les capacités institutionnelles des commissions climatiques sahéliennes et développer des systèmes d’information communs de suivi de l’adaptation dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et centrale.
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