Réunis à l’occasion du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SIAGRO), depuis le 9 avril 2026 à Diamniadio au Sénégal, les acteurs agricoles échangent sur le rôle stratégique de l’industrialisation agricole dans la création d’emplois pour les jeunes et le renforcement de la souveraineté alimentaire au Sénégal.
Considérée comme un pilier de l’économie national, le secteur agricole répond à la majeure partie de la demande en croissance grâce à une production locale en constante progression. Placée sur le thème « Agroalimentaire et industrialisation : construire ensemble une souveraineté alimentaire durable », cette édition met en avant la nécessité de renforcer les liens entre les acteurs de la chaîne de valeur et d’accélérer la transformation locale.

Dans ce cadre, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, a insisté sur l’importance de bâtir une agro-industrie solide pour limiter la dépendance aux importations, notamment en maïs, soja et produits laitiers, et mieux faire face aux chocs extérieurs. « Bâtir une agro-industrie est devenu une obligation », a-t-il affirmé, tout en rappelant que le Sénégal importe chaque année entre 250 000 et 300 000 moutons pour la Tabaski, malgré l’ambition d’atteindre l’autosuffisance.
Dans la même dynamique, Fama Ka, directrice générale de SENCOMANE, organisatrice de l’événement, a présenté le SIAGRO comme « une plateforme stratégique d’échanges et d’opportunités », destinée à promouvoir la transformation locale et à consolider des systèmes agroalimentaires plus compétitifs et résilients. Elle a également souligné que le salon s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050, qui accorde une place centrale à la souveraineté alimentaire.

Le secteur privé s’aligne sur cette orientation. Ainsi, Babacar Ngom, président du groupe SEDIMA, a souligné que « L’agro-industrie n’est pas une option, mais une nécessité stratégique. » a-t-il affirmé. Pour lui, elle constitue un levier d’indépendance économique, un moteur de création d’emplois pour la jeunesse et une garantie de sécurité alimentaire.
En outre, cette rencontre de trois jours se veut un cadre d’échanges et de réflexion, réunissant les différents acteurs autour des enjeux du secteur, tout en favorisant les partenariats et l’émergence de solutions innovantes pour une agriculture durable.
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