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Coco ivoirien : un arbre aux mille richesses au cœur d’un nouvel engagement gouvernemental

À travers un engagement renouvelé, le gouvernement ivoirien veut faire de la noix de coco un moteur de croissance rurale.  Premier exportateur africain de produits dérivés du cocotier, le pays ambitionne de révéler tout le potentiel économique et social de cette culture stratégique.

À l’occasion de la Journée mondiale de la noix de coco 2025, célébrée le 2 septembre, le ministre ivoirien de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, a réaffirmé l’engagement de l’État à l’endroit des acteurs de la chaîne de valeur pour une filière compétitive et durable. À travers un communiqué diffusé sur les canaux du ministère, il a aussi dressé un état des lieux de la filière. Selon lui, la journée a été instituée pour « mettre en évidence la contribution de la noix de coco pour la santé humaine et son importance socio-économique pour les producteurs du monde entier », a-t-il déclaré. L’édition 2025 de la Journée mondiale de la noix de coco s’est tenue sous le thème « Révélez le potentiel de la noix de coco pour inspirer une action mondiale ».

Si la Côte d’Ivoire se consacre pour la première fois à cette célébration, ce n’est pas anodin. La Côte d’Ivoire est le premier exportateur de produits et sous-produits du cocotier en Afrique. Le pays est également le premier de l’Afrique francophone à intégrer, depuis le 6 décembre 2023, la communauté internationale du cocotier. Depuis 1999, le pays des Éléphants abrite la collection internationale de cocotier pour l’Afrique et l’océan Indien, qui est faite de 127 accessions et 57 variétés. Une collection qui s’avère « la plus active et la plus riche au monde ». Ce leadership scientifique s’accompagne d’un rôle économique croissant.

Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre ivoirien de l’agriculture

La filière noix de coco « demeure une spéculation importante pour les populations du littoral et un formidable levier d’amélioration des conditions de vie des acteurs de la chaîne de valeur », a souligné le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani. D’ailleurs, l’exportation des produits dérivés permet d’obtenir 9 milliards de francs CFA. Un grand travail reste à abattre, car le potentiel de la noix de coco est estimé à 60 milliards. Conscient de cela, le gouvernement a procédé, le 12 février 2025, à une restructuration de la filière à travers l’adoption d’une ordonnance qui place la filière coco sous la régulation du Conseil hévéa-palmier à huile. Dans sa déclaration, le ministre d’État a appelé tous les acteurs nationaux à travailler davantage ensemble. Il appelle les partenaires techniques et financiers à soutenir le gouvernement pour tenir le pari d’une filière compétitive et durable.

« Je voudrais rendre un hommage à tous les producteurs, aux chercheurs, aux exportateurs et aux transformateurs de noix de coco qui croient et qui travaillent inlassablement pour la durabilité de cette filière au potentiel inestimable. » Pour finir, il invite les jeunes à s’investir dans la production, la transformation et la commercialisation de la noix de coco. « Le cocotier, c’est l’arbre aux multiples usages. Il est démontré que tout dans le cocotier est utile à l’homme. Oui, le cocotier est l’arbre de vie », a conclu le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani.

Auriol HOUDEGBE

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