Les vergers de mangues maliennes sont en pleine floraison et annoncent une récolte imminente. Les producteurs anticipent une campagne stable, avec des volumes et une qualité comparables à ceux de l’an dernier.
Selon l’Interprofession de la filière mangue (IFM), la production nationale s’élevait en 2025 à environ 75 000 à 80 000 tonnes, dont 30 000 à 50 000 tonnes destinées à l’exportation. Pour la saison 2026, les prévisions s’orientent vers des niveaux similaires, confirmant la solidité du potentiel agricole du pays. Dans cette dynamique, les exportateurs se tournent vers de nouveaux horizons. Le Maroc et le Royaume-Uni apparaissent comme des marchés stratégiques, capables d’absorber une partie de la production. « Nous intensifierons nos efforts sur ces destinations à l’approche de la récolte », affirme Niama Djefaga, directrice de SCS International, qui insiste sur la nécessité de diversifier les débouchés pour sécuriser la filière.
Le gouvernement accompagne cette transition avec un plan d’action sur 12 mois, destiné à renforcer la surveillance phytosanitaire et à améliorer le suivi des données. Ce programme vise à consolider la filière et à préparer un retour durable sur les marchés internationaux.
Mais malgré ces perspectives encourageantes, une contrainte majeure demeure : l’accès au marché européen reste suspendu. La saison dernière, plus de 63 cargaisons avaient été interceptées pour cause de mouches des fruits (Bactrocera dorsalis et Ceratitis capitata), ce qui avait conduit l’Union européenne à fermer ses frontières aux mangues maliennes. Cette décision, toujours en vigueur, rappelle que malgré une production prometteuse et des efforts de diversification, l’avenir commercial reste fragile tant que la confiance européenne n’est pas regagnée.
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