Le 7 avril 2026 à Yaoundé, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) a procédé au déblocage de 400 millions de FCFA en faveur du Centre national d’études et d’expérimentation du machinisme agricole (Ceneema), dans le cadre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH).
Les fonds couvrent la construction de trois nouveaux pools de mécanisation à Meiganga, Tibati et Andjeck, ainsi que l’aménagement de puits sur les sites d’Andjeck et de Meyomessala. Ces deux localités bénéficieront chacune de 11 projecteurs solaires, tandis qu’Andjeck recevra en complément des équipements photovoltaïques destinés à sécuriser l’alimentation en énergie des installations.
Sur le volet matériel, le Ceneema pourra acquérir quatre motocycles tout-terrain, trois semoirs agricoles et des instruments de topographie, dont un récepteur bifréquence et un appareil d’analyse et de description de terrain. Ces outils visent à renforcer les capacités de relevé et d’expérimentation agronomique sur le terrain.
La convention prévoit par ailleurs l’aménagement d’au moins 50 hectares sur les sites expérimentaux cédés au Ceneema, notamment à Dir, et la poursuite de la réhabilitation du pool de mécanisation de Yoko, dont la phase 2 devra être menée à terme.
À travers ce contrat de performance, les autorités camerounaises positionnent le Ceneema comme un levier central de la modernisation agricole, avec l’objectif de stimuler la production locale et de réduire la dépendance aux importations dans les filières agropastorales et halieutiques.
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