
Dans la droite ligne de sa politique de réforme du secteur agricole, le gouvernement béninois a entrepris de doter les différentes filières d’un programme national de développement qui servira de cadre et de boussole à l’essor des produits agricoles. Après les filières ananas, mais manioc, anacarde, cultures maraichères, viande et lait, œufs de consommation, aquaculture, Soja, etc…, c’est la filière palmier à huile qui s’est vu dotée du précieux document le jeudi 30 juillet 2020 sous l’égide du ministre de l’agriculture Gaston Dossouhoui.
Ce programme national de développement de la filière palmier à huile a suivi quatre étape d’élaboration qui a permis d’associer tous les acteurs de la filière notamment les producteurs et les cadres des Agences Territoriales de Développement Agricole (ATDA) 5, 6 et 7 a confié Glawdys Tossou directrice générale de l’ATDA 6, chef de file de cette filière. Ce qui permet au président de la fédération des producteurs Arouna Lawani d’affirmer que ce programme national de développement apportera un souffle nouveau à tous les efforts consentis depuis plusieurs années pour faire participé la filière palmier à huile à la croissance économique du pays. « Notre engagement pour la réussite de ce programme est sans faille » a-t-il dit.
Depuis plusieurs décennies, la filière palmier à huile du Bénin est secouée par des crises répétitives au niveau des coopératives d’aménagement rurales. Ce qui a longtemps bloqué les différentes initiatives de développement de cette filière qui jadis, faisait la gloire de l’agriculture béninoise. Le gouvernement a donc pris soin de régler définitivement cette crise avant de mettre en place le présent document stratégique pour le développement de la filière.

Tout en rappelant la place primordiale qu’occupe l’agriculture dans l’économie béninoise, le ministre Gaston Dossouhoui a insisté sur le fait que 25% des fonds d’investissements à partir de 2021 soit consacré à la fourniture Plants sélectionnés à coût réduit aux producteurs. Il a rassuré que les dispositions sont prises pour que les vieux démons ne viennent encore hanter cette filière qui jouera un rôle prépondérante dans l’économique agricole du Bénin.
A. T



