À L’Africa Food Systems Forum 2026 à Kigali, La Global Alliance for Improved Nutrition (GAIN) appelle à mieux relier les données aux décisions d’investissement pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires africains. Lors d’une session consacrée aux données et à l’investissement, Françoise Lema Sayi, directrice pays de GAIN au Bénin, a présenté les avancées du Food Systems Country Countdown au Bénin et plaidé pour une meilleure intégration des données dans les politiques et la planification.
À travers sa participation, GAIN défend l’idée que les investissements ne peuvent produire pleinement leurs effets sans une meilleure connaissance des réalités alimentaires et nutritionnelles des populations. Une préoccupation illustrée par l’intervention de Françoise Lema Sayi, directrice pays de GAIN au Bénin, lors de la session. La responsable a notamment présenté les avancées du Food Systems Country Countdown au Bénin. Selon elle, le pays dispose déjà d’un mécanisme de coordination placé sous le ministère de l’agriculture ainsi que d’un système de suivi. Le défi consiste désormais à mieux intégrer ces dispositifs afin d’éviter la multiplication des outils et de rendre les informations disponibles plus utiles à la décision.
Trois priorités ressortent de son intervention. GAIN plaide pour une clarification des responsabilités autour des indicateurs, une intégration des données dans les cycles de planification existants et un renforcement de l’écosystème de données au niveau local. Cette dernière dimension doit permettre de mieux identifier les disparités territoriales et d’adapter les réponses aux réalités des communautés.
Cette orientation s’inscrit dans les actions déjà engagées par GAIN au Bénin. Depuis son installation en 2023, l’organisation travaille notamment sur la fortification des aliments, la promotion d’une alimentation plus nutritive et l’accompagnement des acteurs des systèmes alimentaires. Elle soutient également les entreprises locales afin de renforcer leur capacité à fournir des produits répondant aux exigences de qualité et de nutrition.
À Kigali, GAIN insiste aussi sur la nécessité de réduire les pertes de fruits et légumes grâce notamment à des investissements dans les équipeme et le stockage. Pour l’organisation, améliorer la nutrition passe ainsi par des marchés plus performants, une meilleure conservation des aliments et une implication responsable du secteur privé. La participation de GAIN à l’AFSF 2026 traduit ainsi une volonté de rapprocher les données, les investissements et l’action afin que la transformation des systèmes alimentaires africains produise des effets plus concrets sur les populations.
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