Face aux récurrents conflits d’usage de la terre et aux dérapages de la transhumance, la Chambre nationale d’agriculture (CNA-BÉNIN) a lancé, le lundi 19 octobre 2026, une vaste campagne d’information dans le départementde l’Atacora.
Lors des ateliers de sensibilisation, les participants ont demandé que les textes soient expliqués aux populations par des émissions de radio en langues locales. Chaque acteur rural pourrait ainsi mieux connaître ses droits, ses obligations et les limites fixées par la loi. La CNA-BÉNIN a appuyé cette proposition et promis de la concrétiser rapidement. Selon la délégation de la CNA-BÉNIN, le respect strict du Code agropastoral est indispensable pour préserver la paix et la cohésion sociale dans les communautés.
Une coexistence qui reste fragile
Dans ces deux communes, la cohabitation entre communautés agricoles et pastorales s’améliore progressivement. Le dialogue s’organise sous l’impulsion des maires et des comités multi-acteurs installés localement. La pression sur les terres et la gestion des parcours de bétail continuent pourtant d’alimenter des tensions.
Les services de la Direction départementale de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (DDAEP) relèvent des violations répétées du calendrier réglementaire. Des troupeaux circulent en pleine saison des pluies, période où leur passage détruit les cultures sur pied et envenime les relations entre agriculteurs et éleveurs.
Des griefs contre les troupeaux venus d’ailleurs
À Pèhunco, des acteurs locaux dénoncent l’arrivée massive de troupeaux transhumants venus d’autres départements. Face aux dégâts constatés dans les champs, ils réclament l’application ferme des garde-fous prévus par le Code.
LIRE AUSSI Transhumance en Afrique de l’Ouest : Le PREDIP clôturé par l’organe de coordination



