Résolu à briser la dépendance de son agriculture vis-à-vis des aléas pluviométriques, le Burkina Faso passe à l’offensive. Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a donné le coup d’envoi, le 20 octobre 2026, d’un vaste programme d’aménagement de 50 000 hectares de périmètres irrigués.
Évaluée à 254,79 milliards FCFA hors taxes, cette initiative d’ingénierie rurale vise à doter le pays des infrastructures nécessaires pour sécuriser durablement sa production céréalière et maraîchère. L’objectif central de ce chantier est d’imposer une véritable rupture dans les méthodes de travail et les cycles de culture au sein des campagnes burkinabè. En maîtrisant la ressource en eau sur l’ensemble du territoire, les autorités entendent permettre jusqu’à trois cycles complets de production agricole par an. Cette approche transformative ambitionne de faire de la saison sèche non plus une période de ralentissement ou d’exode rural, mais un moteur de croissance économique et de création de richesses. Selon le calendrier fixé l’intégralité des nouveaux aménagements hydro-agricoles devra être livrée et opérationnelle au plus tard le 31 octobre 2027.
Pour tenir ces délais extrêmement ambitieux, la stratégie arrêtée par Ouagadougou s’appuie sur un modèle d’exécution fondé sur le patriotisme économique et la souveraineté technique. Le projet prévoit le déploiement sur le terrain de 8 000 volontaires agricoles, mobilisés pour appuyer les travaux d’aménagement et l’exploitation des parcelles. En parallèle, le gouvernement encourage la fabrication locale des équipements hydromécaniques nécessaires aux réseaux d’irrigation, afin de soutenir le tissu artisanal et industriel national tout en réduisant les coûts d’importation.
En intégrant la jeunesse, les acteurs locaux et l’expertise technique burkinabè au cœur du dispositif, le pays entend poser les jalons d’une autonomie alimentaire pérenne. Ce plan massif démontre la volonté ferme des autorités de transformer le potentiel hydrique et foncier du Burkina Faso en un véritable levier de développement économique et de sécurité nationale.
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