Le gouvernement burkinabè a officiellement lancé, le samedi 1er août 2026, la mise en eau du barrage de Goulouré, vingt-huit ans après sa destruction par les crues de 1998.
Reconstruit en neuf mois par l’Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (ONBAH), l’ouvrage a été entièrement financé par le budget de l’État au titre de l’exercice 2025. Cette reconstruction marque le retour d’une infrastructure longtemps attendue par les populations de Goulouré et des localités environnantes.
Au-delà de sa remise en service, le barrage a connu une importante transformation technique. Sa capacité de stockage est passée de 80 000 m³ à 1 023 000 m³ d’eau, soit une augmentation significative de son potentiel de mobilisation des ressources hydriques. L’ouvrage dispose désormais d’une digue de 1 144 mètres, d’un déversoir-radier de 140 mètres ainsi que d’aménagements connexes destinés à améliorer son fonctionnement et son accessibilité.
Un levier pour l’agriculture et les revenus locaux
Selon les autorités burkinabè, le barrage permettra l’aménagement d’un périmètre irrigué de 20 hectares et favorisera le développement des activités agricoles et pastorales. Les producteurs pourront notamment exploiter les opportunités liées aux cultures de contre-saison, au maraîchage, à la pisciculture et à l’élevage.
Pour les populations bénéficiaires, cette infrastructure représente un outil stratégique pour mieux valoriser les ressources en eau, renforcer la production agricole et créer de nouvelles sources de revenus, notamment pour les jeunes et les femmes.
Une réponse aux défis climatiques
La remise en eau du barrage de Goulouré intervient dans un contexte où le Burkina Faso cherche à accroître sa capacité de maîtrise de l’eau pour soutenir une production agricole plus résiliente. À travers le développement et la réhabilitation d’infrastructures hydroagricoles, les autorités entendent réduire la dépendance des producteurs aux précipitations et renforcer la sécurité alimentaire. Par ailleurs, après près de trois décennies sans ouvrage fonctionnel, le barrage de Goulouré retrouve ainsi sa vocation première : faire de l’eau un moteur de développement économique et agricole pour la région du Boulkiemdé.
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