Le gouvernement burkinabè a officiellement fixé, le 30 mars 2026, le prix d’achat au producteur du tilapia issu de l’aquaculture en cage flottante à 2 000 FCFA le kilogramme. Cette mesure concerne les poissons dont le poids se situe entre 400 g et 650 g sur l’ensemble du territoire national.
Signé conjointement par le ministre du Commerce, Serge Gnaniodem Poda, et le ministre de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié, cet arrêté vise à stabiliser la filière halieutique. En imposant ce tarif de référence, les autorités entendent sécuriser les revenus des pisciculteurs tout en offrant une transparence accrue aux acheteurs et aux consommateurs, limitant ainsi les hausses de prix injustifiées.
La réglementation autorise toutefois une dérogation pour les poissons dits « hors gabarit ». Les spécimens pesant moins de 400 g ou plus de 650 g ne sont pas soumis à ce plafonnement. Leurs tarifs restent déterminés par la libre négociation entre les acteurs du marché, une flexibilité destinée à répondre aux besoins particuliers de l’exportation, de la transformation industrielle ou de la restauration haut de gamme.
Surveillance et contrôle citoyen
Pour garantir l’application stricte de cette nouvelle politique de prix, l’État prévoit des sanctions rigoureuses contre tout contrevenant, conformément à la législation commerciale en vigueur. La réussite de cette stratégie de souveraineté alimentaire repose également sur la vigilance des citoyens. À cet effet, les autorités ont mis à la disposition du public les numéros verts 80 00 11 84 / 85 / 86 pour signaler toute pratique illicite ou non-respect des tarifs fixés.
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