Face à la pression croissante sur les stocks de ressources halieutiques, le Maroc intensifie sa coopération avec plusieurs pays africains. Dans ce sens, le mardi 10 mars 2026, il rejoint le projet international Global Marine Commodities 2 (GMC2).
Mené par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et financé par le Fonds mondial pour l’Environnement, le projet vise à promouvoir la durabilité des pêches marines et l’exploitation responsable des ressources halieutiques. «Il vise à intégrer les exigences en matière de durabilité environnementale et de responsabilité sociale dans les chaînes d’approvisionnement marines, tout en renforçant la gouvernance des pêches marines et en augmentant la valeur des produits issus de pratiques de pêche durables», affirme le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime dans un communiqué.
Cette initiative intervient dans un contexte de pression croissante sur les ressources halieutiques. Au Maroc, la sardine représente 85 % des petits pélagiques, mais les débarquements ont chuté de 46 % en deux ans, passant de 965 000 tonnes en 2022 à 525 000 tonnes en 2024, selon l’Office national des pêches. Ciblant principalement les pélagiques à petite échelle (les sardines et les anchois), le programme GMC2 permettra de renforcer la durabilité de l’exploitation, d’améliorer la transparence des données scientifiques sur les stocks et de promouvoir des chaînes d’approvisionnement responsables.
Des partenariats pour une gestion durable des pêches
Avec 1,39 million de tonnes de poissons capturées en 2023, soit 13,2 % de l’offre africaine estimée à 10,5 millions de tonnes selon la FAO, le Maroc renforce progressivement ses partenariats internationaux dans la gestion durable des ressources halieutiques. En février 2025, la Confédération marocaine des armateurs industriels de la pêche pélagique (COMAIP) a signé un protocole d’accord avec la COMHAFAT, organisation regroupant 22 États africains, afin d’harmoniser les pratiques de pêche durable sur le continent. Plus tôt, en 2023, le royaume avait déjà mobilisé son expertise scientifique pour évaluer les stocks halieutiques au Bénin, au Libéria et en Côte d’Ivoire, en vue d’élaborer des stratégies de conservation et de gestion durable. Ces initiatives illustrent la volonté croissante des pays africains de renforcer la gouvernance du secteur halieutique face à la pression sur les stocks de poissons.
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