Dans le nord du Ghana et en Côte d’Ivoire, un partenariat veut soutenir les transformatrices de karité en améliorant leur cadre de travail, leurs équipements et leur accès à l’eau potable. Cette initiative découle d’une collaboration entre l’Alliance Globale du Karité (AGK), EOS Products et Water for West Africa.
Le karité est une industrie où les femmes sont très impliquées mais souvent mises de côté. Un nouvel accord veut changer cela. En effet, l’AGK, la marque de cosmétiques EOS Products et l’ONG Water for West Africa ont annoncé une collaboration stratégique en faveur de 150 transformatrices du nord du Ghana et de Côte d’Ivoire. Ce projet repose sur des expertises complémentaires et entend lever des obstacles persistants dans l’industrie du karité, indique le communiqué de presse de l’Alliance.
« Ce partenariat démontre comment les marques mondiales, les ONG et les acteurs locaux peuvent unir leurs forces pour bâtir des économies résilientes dirigées par des femmes. Il ne s’agit pas seulement d’améliorer la productivité, mais aussi de renforcer la dignité, la durabilité et d’engager un changement à long terme », a souligné Wunmi Osholake, directrice générale adjointe de Global Shea Alliance.
Des outils modernes et une formation pour un avenir durable
Grâce à cette collaboration entre les trois organisations, les transformatrices du réseau de l’Association des femmes Bobobo pour le beurre de karité au Ghana et de la coopérative Clojo en Côte d’Ivoire verront leurs capacités améliorées à travers des infrastructures modernes, un accès facilité à l’eau potable et des moyens de subsistance durables. Des interventions ciblées permettront d’optimiser leur productivité et d’impacter leurs revenus à court et long terme.
« Chez EOS, nous croyons en un approvisionnement responsable et porteur de sens. Investir dans les femmes qui sont au cœur de notre chaîne d’approvisionnement en karité est essentiel pour garantir une production responsable, traçable et durable », a affirmé Jonathan Teller, PDG d’EOS Products.
En effet, l’initiative prévoit l’acquisition d’équipements modernes pour le traitement du beurre de karité afin de réduire la pénibilité du travail, améliorer l’efficacité et garantir une production uniforme et de qualité. Une formation à l’entrepreneuriat et au développement des entreprises sera également dispensée pour renforcer le leadership des coopératives, diversifier les revenus notamment par la fabrication de savon et encourager des modèles économiques plus respectueux de l’environnement.
De plus, la construction de forages mécanisés et la mise en place de formations en eau, assainissement et hygiène (WASH) permettront d’améliorer les normes sanitaires et de protéger la santé des communautés. « L’accès à une eau potable de qualité est un levier de transformation. Il améliore la production de karité, réduit les risques sanitaires et ouvre de nouvelles perspectives de croissance durable », a partagé Ricky McWhorter, directeur exécutif de Water for West Africa.
Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du programme Shea Investment and Jobs Creation Program (SHIP), initié pour la période 2023-2025 et financé par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH. Il est mis en œuvre à travers l’Initiative spéciale « Travail décent pour une transition juste » du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Le programme vise à améliorer les capacités de transformation du beurre et des graines de karité de 12 000 femmes, en renforçant la qualité des produits, en créant des emplois décents et en attirant davantage d’investissements privés dans le secteur.
LIRE AUSSI Karité 2025 : les actrices de la filière appellent à un commerce plus équitable



