Une étude de l’Organisation Non Gouvernementale suisse « Public Eye » a révélé que la plupart des céréales pour bébé, de la marque Cerelac, vendues sur le continent africain, contiennent une forte dose de sucres ajoutés. Face à ce constat, la Ligue pour la Défense du Consommateur au Bénin (LDCB) a réagi. L’organisation appelle à une harmonisation des normes nutritionnelles avec celles appliquées en Europe. C’est à travers une note en date du lundi 17 novembre 2025, signée par son président, Romain Abilé Houéhou.
« L’analyse en laboratoire de près d’une centaine de produits achetés dans 20 pays africains révèle que plus de 90 % des échantillons examinés contiennent des sucres ajoutés. En moyenne, on note 6 g de sucre ajouté par portion, atteignant jusqu’à 7,5 g pour certaines variantes destinées à des enfants dès l’âge de six mois », indiquent les résultats de l’ONG Public Eye.
Ces portions ne respectent pas les normes internationales de sécurité alimentaire, surtout pour les nourrissons en Afrique. Alors que ces mêmes produits vendus dans les pays occidentaux ne contiennent aucun sucre ajouté, ceux commercialisés au Bénin présentent une surdose préoccupante. « Au Bénin, cet ajout est en moyenne de 6,6 grammes de sucre par portion, allant jusqu’à 6,9 grammes dans la variante Cerelac au blé, ce qui équivaut à près de deux carrés de sucre. En comparaison, l’intégralité des produits Cerelac vendus en Suisse, en Allemagne ou au Royaume-Uni ne contiennent aucun sucre ajouté », précise le communiqué.
Romain Abilé Houéhou rappelle également que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) proscrit l’ajout de sucre dans l’alimentation des bébés. Le contraire favoriserait l’obésité infantile. Face à cette situation, la LDCB exige l’application uniforme des politiques nutritionnelles, alignées sur les standards européens. Aussi, cette association béninoise de consommateurs demande-t-elle la suppression des sucres ajoutés dans l’ensemble des produits destinés aux nourrissons, notamment ceux de la marque Cerelac commercialisée par Nestlé. Enfin, elle souhaite le respect du droit à l’information du consommateur à travers une transparence intégrale des données nutritionnelles.
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