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Burkina Faso : Les souscriptions à l’assurance agropastorale 2025-2026 débutent

Plus de 34 000 hectares ont été couverts par l’assurance agropastorale en 2024 au Burkina Faso. Pour poursuivre ce soutien aux producteurs affectés par les aléas climatiques, les souscriptions pour la campagne 2025-2026 seront ouvertes ce mois.

Le ministère burkinabè de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques organise ce 05 juillet 2025 la cérémonie officielle de lancement des souscriptions à l’assurance agropastorale pour la campagne 2025-2026. La cérémonie permettra également l’indemnisation des producteurs sinistrés de la campagne agricole 2024-2025. Elle est organisée en collaboration avec l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Burkina. La cérémonie est prévue pour démarrer à 08h30, dans la salle de conférence de la DGPV du ministère de l’Agriculture. L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025.

Selon la GIZ, le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique constitue un pilier vital de l’économie, employant plus de 63 % de la main-d’œuvre et contribuant à hauteur de 23,4 % au PIB du pays. Pourtant, ce secteur fait face à des défis majeurs tels que les risques climatiques imprévisibles, les maladies dévastatrices pour les plantes et les animaux, ainsi que la dégradation des ressources naturelles. Ce qui n’est pas sans conséquence sur les rendements, les revenus et, par conséquent, sur la sécurité alimentaire. La mise en place d’une nouvelle assurance marque un engagement pour la résilience du secteur agropastoral face à ces aléas climatiques. Pour preuve, plus de 34 000 hectares ont été couverts pour la campagne agricole 2024. Les autorités réaffirment ainsi leur volonté d’accompagner les producteurs dans la sécurisation de leurs activités.

Pour rappel, au cours de la campagne 2022-2023, 899 agriculteurs ont reçu plus de 15 millions de FCFA au titre de l’indemnisation des sinistres. Lors de sa mise en œuvre cette année, les autorités avaient prévu la prise en compte du maïs et du sorgho. La souscription se faisait à un tarif fixe de 12 397 FCFA par hectare, dont la moitié était prise en charge par l’État à travers une subvention. Ainsi, le producteur ne déboursait que 6 193 FCFA par hectare pour bénéficier de cette couverture dont le plafond est de 130 000 FCFA. Le montant à verser aux producteurs dépend de plusieurs critères calculés selon l’ampleur des pertes et les personnes touchées.

Auriol HOUDEGBE

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