
Touchée par une grave crise sociopolitique qui entache sa production de cacao depuis maintenant deux ans, la région anglophone du Sud-Ouest du Cameroun va disposer d’une enveloppe de plus de 53 millions de la Banque islamique de développement (BID)pour développer son agriculture.

Ce sont au total trois accords qui ont été signés le 15 août dernier entre Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire et Sayed Aqa, vice-président en charge de l’Administration de la BID. D’un montant total de 53,71 millions de dollars, soit 46 millions d’euros (34,68 milliards de FCFA), ces prêts visent à soutenir le projet d’infrastructures agricoles et de développement des chaines de valeur dans la région anglophone du Sud-Ouest jusqu’en 2023.
Environ 2 900 exploitations réparties dans neuf bassins de production bénéficieront de cette initiative, qui vise à accroître la productivité agricole et lutter contre la pauvreté en milieu rural. Il s’agira, entre autres, de produire et de distribuer 1,5 million de boutures de manioc, 750 000 et 6300 plants de cacaoyer et de citronnier, plus de 10 tonnes de grains de riz ou encore 175 000 pieds de banane plantain.
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La crise qui secoue cette région bénéficiaire de ces financements de la BID a fait beaucoup de déplacés dont la plupart sont des agriculteurs ; et des magasins de stockage ont été endommagés. Au terme de la campagne 2017-2018 qui s’est achevée le 15 juillet, le Cameroun s’est ainsi retrouvé 27 159 tonnes de stocks un record dans l’histoire du secteur contre 7212 tonnes lors de la campagne précédente. Ce financement de la Banque islamique de développement permettra donc de relancer l’agriculture qui est le pilier de l’économie de cette zone du Cameroun.



