Tenue du 19 au 21 octobre 2026 à Freetown, en Sierra Leone, la 6ᵉ édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA 2026) a mis en avant des innovations destinées à renforcer la résilience des systèmes agro-sylvo-pastoraux et halieutiques en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Placée sous le thème « Facilitation de l’accès aux technologies et innovations pour les productions animales et les systèmes intégrés agriculture-élevage-aquaculture », la rencontre a présenté des innovations, principalement dans les domaines de l’élevage et de l’aquaculture, et réuni des acteurs agricoles. Organisée par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), en collaboration avec le ministère sierra-léonais de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, elle a bénéficié du soutien financier de la Banque mondiale à travers le Programme de résilience du système alimentaire (FSRP). L’objectif était de rapprocher la recherche, les marchés et les utilisateurs afin d’accélérer l’adoption des technologies.
Dans cette perspective, Kalifa Traore, membre du conseil d’administration du CORAF, a souligné l’importance du transfert des technologies éprouvées vers les utilisateurs. Il a insisté sur la nécessité de rapprocher les résultats de la recherche des besoins des producteurs.
La production rizicole en progression
Présent à la rencontre, le vice-président sierra-léonais, Mohamed Juldeh Jalloh, a indiqué que le taux d’autosuffisance en riz était passé de 68 % en 2023 à 73 % en 2025. Selon les chiffres qu’il a présentés, la proportion de ménages en situation d’insécurité alimentaire grave a également reculé, de 28 % à 13 %. Il a attribué ces progrès au programme Feed Salone, tout en soulignant que le coût des aliments nutritifs et les perturbations de l’approvisionnement demeurent préoccupants.
Pour poursuivre ces avancées, le gouvernement mise notamment sur la mécanisation, l’irrigation, les semences améliorées et l’agriculture climato-intelligente. Le ministre Henry Musa Kpaka a également appelé à renforcer les investissements privés et les technologies, invitant la population à « cultiver ce qu’elle consomme et exporter ce qu’elle produit ».
Des innovations récompensées
Le 21 octobre, dix distinctions ont été annoncées lors de la troisième édition du Prix de l’innovation agricole Abdoulaye Touré. Les solutions récompensées concernent notamment la culture biologique du manioc et du niébé, la mouche soldat noire, l’irrigation solaire, la riziculture intelligente et la valorisation des déchets organiques.
Le programme Soil Values de l’IFDC a attribué six prix de 1 500 dollars chacun, soit 9 000 dollars au total. Le Prix Abdoulaye Touré prévoit une enveloppe globale de 30 000 dollars pour les trois premiers innovateurs, afin de soutenir l’amélioration et la diffusion de leurs technologies. Enfin, Adetunji Oredipe, chef d’équipe du FSRP et représentant de la Banque mondiale, a souligné l’importance des semences améliorées, des technologies adaptées et de la coopération rMITA : la recherche au plus près des producteurségionale. Par ailleurs , le MITA entend ainsi favoriser l’adoption des innovations en rapprochant la recherche, les producteurs et les marchés.
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