A peine la page de la campagne agricole 2017-2018 fermée, que celle 2018-2019 s’ouvre au Bénin. Accompagné des partenaires techniques et financiers du secteur, le ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche a lancé officiellement ladite campagne hier jeudi 19 avril 2018 dans une ferme du village Agonhohoun dans la commune de Djidja, département du Zou.
Depuis l’accession de Patrice Talon au pouvoir en 2016, le secteur agricole revêt une importance capitale dans les programmes publiques. Lhomme qui doit la majeure partie de sa fortune à l’agriculture, en a fait une priorité au point de faire de chaque campagne agricole une occasion de battre tous les records de production du pays. Et cette nouvelle campagne ne va dérober à la règle puisque le ministre Gaston Dossouhoui dans son adresse aux acteurs et partenaires du secteur agricole a lancé « nos ambitions pour cette campagne agricoles sont grandes ».

Ainsi, pour cette campagne agricole 2018-2019, le gouvernement veut franchir la barre de 600.000 tonnes pour le coton, 300.000 tonnes pour le riz, 2.000.000 tonnes pour le maïs, 400.000 tonnes pour l’ananas, 140.000 tonnes pour la noix d’anacarde, 750.000 tonnes pour les cultures maraîchères, 75.000 tonnes pour la viande, 120.000 tonnes pour le lait et 65.000 tonnes pour le poisson. Pour y arriver, des mesures spéciales d’accompagnement des producteurs ont été prises par le gouvernement notamment, la cession à coût réduit de certains intrants agricoles : 6.000 francs le sac de 50 kg d’engrais contre 12.000 francs au profit des producteurs ; 7.800 tonnes d’engrais KCI (palmier à huile) ; 4.800 tonnes d’engrais K2SO4 (ananas, agrumes, maraîchères). L’effort consenti à cet effet porte sur un total de 1,5 milliards FCFA. Des intrants agricoles divers : semences améliorées (maïs, riz, soja, rejets d’ananas et plants greffés d’anacardier) ; les semences, engrais et produits phytosanitaires coton déjà disponibles ; la cession à coût réduit de 480 kits de tracteurs (8.500.000 contre 15.000.000 FCFA (effort de 3,12 milliards) »
Pour le ministre de l’agriculture Gaston Dossouhoui, le gouvernement a fait l’option d’investir pour une agriculture de grande envergure, suivant une stratégie combinant l’approche territoire et l’approche filière pour constituer de zones relativement homogènes ou pôles de développement agricole (PDA). C’est pourquoi dit-il, un accent sera mis sur l’appui à l’intensification agricole, la disponibilité d’aliments de bétail et de poissons à partir des sous-produits agro-industriels, l’accès à la mécanisation agricole adaptée ainsi que la mise en place des centres de services agricoles et la mise en œuvre des programmes nationaux de développement des filières agricoles.
André Tokpon



