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Bénin : La campagne de karité 2018 , lancée

Pour la deuxième année consécutive, le Bénin connait un lancement officiel de la campagne de la filière Karité. Sous la houlette de l’Alliance Karité Bénin (AKB) et en présence des femmes ramasseuses, des investisseurs et autres acteurs de la filière, le ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche Gaston Dossouhoui a donné le top de ce qui s’annonce, comme une campagne record.

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Le ministre de l’agriculture Gaston Dossouhoui s’adressant aux acteurs juste avant le lancement officiel de la campagne 2018

Troisième produit d’exportation après l’anacarde et l’ananas, le karité du Bénin continue de faire des émules. Sous l’impulsion de l’Alliance Karité Bénin (AKB) cette filière qui autrefois était relégué au second plan dans les politiques agricoles du Bénin tient désormais la tête de l’affiche avec de grandes ambitions. Comme l’indique le Thème de la campagne qui vient de s’ouvrir. « Construisons durablement la nouvelle filière prioritaire pour le développement économique et sociale du Bénin à l’horizon 2020 ».

 

Plus qu’évocateur des ambitions pour le karité du Bénin, ce thème met en exergue non seulement l’engagement des acteurs de la filière à tutoyer les sommets de la production mais aussi, les opportunités et les défis qu’offre la filière. « Ce thème est la volonté manifestée des acteurs de jouer un rôle plus important dans le développement économique et sociale du Bénin. Nous pensons que le dialogue public-privé constructif est l’un des moyens pour doter la filière d’un environnement institutionnel et réglementaire favorable aux changements que nous appelons de nos vœux pour une meilleure compétitivité de la filière karité du Bénin » a affirmé Gilles Adamon, président de l’AKB.

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Les femmes ramasseurs à la cérémonie de lancement

4ème pays producteur du karité en Afrique, le Bénin produit environ 85.000 tonnes par an sur un potentiel de production de 170.000 tonnes (50% de fruits restent souvent non ramassées). Environ 70% de cette production est exporté en produit brut ; ce qui génère approximativement 9.000.000.000 de francs CFA. Or la filière pourrait générer jusqu’à 68 milliards de francs CFA avec l’amélioration de l’amande produite et une transformation en beurre voire en produits plus fin. C’est pourquoi, les participants à cette cérémonie de lancement de la campagne, ont suivi plusieurs communications sur les défis et opportunités actuels de la filière au Bénin mais aussi sur les modèles d’investissements privés structurants. Sur ce dernier point, c’est le modèle ‘’Wakapou’’ qui a été exposé à l’auditoire par son promoteur Hervé Pourcines. Un exemple de partenariat basé sur le commerce équitable, la protection des parcs à Karité, la production bio et surtout l’investissement local avec une touche d’innovation technologique pour développer des partenariats locaux (fournisseurs de machines, coopératives de femmes et main d’œuvre locale).

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Hervé Pourcines exposant le modèle Wakapou au ministre et aux acteurs de la filière karité du Bénin

Tout en se réjouissant du chemin parcouru et les prouesses réalisées par l’AKB depuis sa création en 2012, le ministre de l’agriculture a insisté sur le fait que le karité est resté longtemps, le parent pauvre des filières agricoles au Bénin. Le gouvernement ayant placé l’agriculture en priorité dans son plan d’action avec un investissement lourd a consenti sur cinq ans, le Karité a été identifié comme l’une des filières à fort potentiel qui pourrait impulser le développement du secteur agricole et du Bénin a déclaré en substance le ministre Dossouhoui. « Des travaux sont en cours pour définir des politiques de promotion de toute la chaine de valeur karité et comme les acteurs de la filière sont prêts à développer leur filière, le gouvernement apportera son soutien sans ménagement à toutes les actions de production et de commercialisation de karité » a affirmé le ministre de l’agriculture. Il a saisi l’occasion pour annoncer que, les destructeurs des parcs à karité seront désormais punis sévèrement par les autorités compétentes.

Une bonne nouvelle pour les femmes ramasseuses et surtout pour les investisseurs privés de la filière qui jusque-là, souffrent du manque d’accompagnement et d’encadrement efficace de l’Etat sur les maillons importants de la chaine de valeur karité.

André Tokpon

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4 commentaires

  1. Je salut tous les acteurs qui ont contribué à ces réformes qui sont en cours dans la filière du karité, car c’est vraiment un soulagement.

    De la part d’un investisseur privé.

  2. Une bonne conference qui marque la prise de conscience par les autorités Béninoise du potentiel de développement de la filière karité pour contribuer à la richesse nationale.

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