
Importateur de viande par excellence, le Bénin dispose de quelques niches d’exportation de viande produite localement. Des bovins, des caprins, des ovins, des volailles et bien d’autres sont exportées vers les marchés sous-régionaux et internationaux. Mais très souvent, ces exportateurs béninois sont confrontés à des problèmes de respect des normes en vigueur dans les pays destinataires de leurs produits. Face à la récurrence desdits problèmes, les autorités béninois ont décidé de prendre les choses par le bon bout afin de promouvoir les viandes « made in Bénin ».
Une nouvelle règlementation a donc été décidée par le gouvernement pour encadrer les produits destinés à l’exportation. « L’Etat veille désormais et nous ne voulons plus faire de l’approximation » a déclaré Gaston Dossouhoui, ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche. Ainsi, toute personne désireuse de faire des exportations de viande au Bénin, doit avoir nécessairement un abattoir ou une aire d’abattage qui répond aux normes légales et hygiéniques, disposer d’un agrément délivré par le ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche ; tout en se conformant aux exigences spécifiques du pays importateur.

Mieux, pour chaque expédition, l’exportateur doit se faire délivrer par la direction de l’élevage, un ‘’certificat sanitaire comportant les renseignements nécessaires pour l’établissement du certificat sanitaire relatif à l’exportation’’ annonce un communiqué émanant du ministère de l’agriculture. Dans cette perspective, l’exportateur doit se soumettre aux inspections de la viande, aux normes de conditionnement, d’emballage, de congélation et d’empotage.
Le laboratoire central de sécurité sanitaire des aliments sera au cœur de ces nouvelles dispositions avec une réduction importante sur les frais d’analyses qui s’élèvent désormais à 20.000 FCFA a précisé le communiqué.
Le Bénin entend ainsi réajuster ses produits destinés à l’exportation sur les normes internationales afin de rééquilibrer un tant soit peu la balance commerciale toujours dominé par les importations, et de promouvoir le label « made in Bénin ».
André Tokpon



