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Vers l’éclosion de la myciculture au Bénin

Très peu développée en Afrique au Sud du Sahara, la myciculture ou encore la culture des champignons est une filière rentable et très productive. Conscients des enjeux de cette culture, des jeunes sous la houlette de l’ONG Bien-être santé dirigée par Nassidatou Kossoko, se sont assignés la mission de faire éclore cette culture au Bénin.

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Atelier de formation avec l’expert camerounais David Fodjo à la baguette

Faire du Bénin un grand producteur de champignons en Afrique telle est l’ambition de ces dizaines d’hommes et de femmes passionnés qui ont récemment suivi une formation diplômante sous l’égide de l’expert camerounais en myciculture et en stratégie de vente David Fodjo. Structurée en deux phases dont une théorique de deux jours et l’autre pratique de deux jours également, cette formation en myciculture organisée par l’ONG Bien-être santé, se veut innovante pour rompre non seulement d’avec les habitudes qu’on a pu observer jusque-là au Bénin dans la production de champignons mais aussi pour asseoir une véritable filière. C’est ce qui a d’ailleurs motivé la centaine de participants majoritairement constitué de Jeunes et de femmes à faire le déplacement pour suivre cette formation.

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phase pratique de la formation

Pour la présidente de l’ONG Bien-être santé Nassidatou Kossoko, cette dynamique enclenchée permettra de faire une culture à grande échelle de champignons comestibles au Bénin. Vu les valeurs nutritives et thérapeutiques des champignons, l’objectif sera à terme d’atteindre un niveau de production qui permet la transformation en jus, en thé et bien d’autres produits finis. L’expert venu du Cameroun spécialement pour l’occasion a souligné que le réel défi pour les myciculteurs du Bénin est de faire en sorte qu’il y ait du champignon dans le plat de chaque béninois.

Face à cette grande ambition affichée par ces jeunes, les autorités béninoises sont interpellées afin d’accompagner cet élan et de structurer cette filière naissante. Pour le moment, ils ne disposent que d’une champignonnière communautaire d’une capacité de 1000 ballottes où tous les apprenants qui n’ont pas la capacité de produire en indépendant, viennent travailler. Pour contenir tous ce beau monde, ils ont besoin d’un déshydrateur, d’un autoclave, de matériaux de laboratoire et de séchage ; qu’ils espèrent obtenir de l’appui technique, matériel et financiers que pourront leur apporter, les autorités du ministère de l’agriculture.

 

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Phase théorique de la formation sur la myciculture

En attendant, Nassidatou Kossoko et ses pairs travaillent à maximiser leur production. Les rafles de maïs qui constituent la matière première pour cette culture intensive de champignons se faisant rare, ils attendent avec impatience la fin de la saison de maïs pour en disposer en quantité industrielle afin d’asseoir définitivement la myciculture au Bénin.

La production de champignons est dominée dans le monde par la Chine et les États-Unis qui produisent à eux deux, 54% du marché mondial de champignons alors que l’Afrique tout entière n’arrive pas à atteindre 10% de la production mondiale. Les espèces les plus cultivées sont ‘’le champignon de Paris’’ (Agaricus bisporus) et les champignons asiatiques tels que le shiitaké ou champignon noir (Lentinula edodes).

 

André Tokpon

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