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Bénin : Des universitaires de l’ANSALB se préoccupent de la Biotechnologie dans l’agriculture

Comme à leur habitude, les membres de l’Académie Nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (Ansalb) se sont retrouvés le vendredi 22 juin dernier pour honorer le « vendredi de l’académie des sciences » du mois de juin. Réunis autour du président Norbert Hounkonnou, ces universitaires de la section agriculture de l’académie se sont intéressés à la question des biotechnologies végétales. Par le biais de trois communications, ils ont passé en revue, les enjeux des biotechnologies végétales pour le développement de l’agriculture au Bénin, l’état de l’art et les défis pour l’avenir.

Dans la première communication sur « les enjeux des biotechnologies végétales pour le développement de l’agriculture au Bénin », Pr. Enoch Achigan-Dako a affirmé que les biotechnologies s’imposent au Bénin comme des alternatives solides pour une agriculture très productive qui utilise moins d’engrais et de pesticides. Elles permettront donc non seulement de protéger l’environnement mais aussi de comprendre le génome pour gagner du temps et réduire les coûts de production. Pour y arriver, diverses formes de biotechnologies peuvent être exploitées comme la bio-fermentation, la culture in vitro, la génomique, la micro-propagation et la bio-informatique. Selon Pr. Enoch Achigan-Dako les enjeux des biotechnologies pour le Bénin sont d’ordre scientifique, éducative, agronomique, économique, environnemental, culturel et social.

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le président de l’ANSALB Norbert Hounkonnou (au micro) entouré de ses pairs de la section agriculture de l’académie

Des communications sur l’état de l’art au Bénin et des enjeux pour l’avenir, il ressort que les biotechnologies sont déjà mises à contribution au Laboratoire Central des Biotechnologies Végétales et d’Amélioration de Plantes (LCBVAP) du l’université d’Abomey-Calavi, pour la production massive de semences saines et performantes de prébase de manioc, d’igname et d’ananas en vue d’une production à grande échelle de ces cultures vivrières au Bénin. Néanmoins des efforts méritent d’être consentis de par la politique agricole nationale afin de soutenir la recherche dans le sens de la promotion des paquets technologiques en vue de leur valorisation efficiente, a rappelé les communicateurs Pr Christophe Gandonou et Pr Corneille Ahanhanzo.

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Photo de famille des participants au vendredi de l’académie ce 22 juin

Au cours de cette rencontre, la question des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) a été débattu par les éminences grises présentes à l’ISBA. Il ressort de cette discussion que les deux moratoires prises par le Bénin jusque-là par le Bénin, n’ont jamais permis de connaitre la position du pays par rapport aux OGM et qu’il faille lever le coin de voile sur la question pour en débattre profondément avec les autorités gouvernementales pour une prise de décision adéquate.

André Tokpon

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