À Nouakchott, en Mauritanie, se déroule depuis le lundi 13 avril 2026 la 34e Conférence régionale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (ARC 34),réunissant plusieurs pays de l’Afrique
Placé sous le thème « Assurer une transformation durable des systèmes agricoles et alimentaires en Afrique », ce rendez-vous de cinq jours vise à accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique pour les rendre durables, résilients et capables de garantir la sécurité alimentaire. Ainsi , il entend mettre en place des systèmes capables d’absorber les chocs sans plonger des millions de personnes davantage dans la faim. Pour Mohamedou Ahmedou M’Haimid, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire de la Mauritanie , il est important de moderniser la production, de renforcer les partenariats public-privé et d’investir dans les chaînes de valeur, compte tenu du contexte mondial complexe et des pressions croissantes liées au changement climatique, au prix de l’énergie et des intrants. Il a également souligné que cette rencontre jettera les bases de la déclaration ministérielle et s’inscrit dans une vision globale visant à développer les communautés agricoles dans les différentes zones de production, afin de garantir l’autosuffisance en denrées de base et d’accélérer la réalisation de la souveraineté alimentaire.
En effet, en prélude à la rencontre, Abebe Haile-Gabriel, directeur général adjoint de la FAO et représentant régional pour l’Afrique, a rappelé que les systèmes agroalimentaires africains restent fortement fragilisés par plusieurs facteurs, notamment les conflits, les effets du changement climatique et les chocs économiques successifs. Il a ainsi appelé à un renforcement de la coopération entre les États africains, à des investissements coordonnés et à un engagement politique soutenu pour bâtir des systèmes alimentaires plus résilients. « Nous devons mettre en place des systèmes capables d’absorber les chocs sans plonger des millions de personnes davantage dans la faim. » a-t-il ajouté.
Par ailleurs, la rencontre a également été marquée par une session consacrée à la « Déclaration de Kampala », adoptée dans le cadre du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (CAADP). Les échanges ont mis en avant la nécessité d’une approche intégrée des systèmes agroalimentaires africains, soutenue par des politiques coordonnées, des investissements et une forte volonté politique dans le cadre de la stratégie et du plan d’action du CAADP pour la période 2026-2035.
Cette feuille de route continentale vise notamment à mobiliser près de 100 milliards de dollars d’investissements dans les systèmes agroalimentaires africains, à augmenter la production agricole d’environ 45 %, à tripler le commerce intra-africain de produits agricoles et à réduire de moitié les pertes après récolte à l’horizon 2035 .
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