La Faculté des Sciences Agronomiques (FSA) de l’Université d’Abomey-Calavi a accueilli, le samedi 20 juin 2026, l’Assemblée générale constitutive du Réseau des Zootechniciens du Bénin (RéZoB). Cette rencontre, qui a réuni les professionnels et acteurs du secteur de l’élevage, visait à officialiser la création du réseau et à définir ses orientations stratégiques.
Les zootechniciens béninois disposent désormais d’un cadre fédérateur depuis ce 20 juin. Au terme des travaux de l’AG constitutive qui les a réunis, le RéZoB a été porté sur les fonts baptismaux, ses textes fondateurs adoptés et son bureau exécutif élu. Vital Tchibozo a été choisi par ses pairs pour conduire le réseau, avec pour mission de mettre en œuvre les ambitions de celui-ci.
La mise en place de ce creuset est motivée par un contexte national marqué par les défis de la souveraineté alimentaire, de l’amélioration des performances zootechniques et de l’adaptation du secteur de l’élevage aux contraintes environnementales et économiques. C’est pourquoi les membres de la nouvelle organisation ont placé leur initiative sous le thème « De la compétence à l’impact : les zootechniciens, moteurs d’un élevage moderne, durable et souverain au Bénin ». Dans cette dynamique, les acteurs ont insisté sur la nécessité de mutualiser les compétences et de renforcer une voix commune pour mieux structurer la profession.

Une réponse à un vide institutionnel
Pour le président du comité d’organisation, Chérif Amoussa, la création du RéZoB vient combler un manque ancien dans la structuration de la profession. « Le Bénin dispose d’un potentiel important de zootechniciens, mais nous manquions jusqu’ici d’un cadre pour nous fédérer, échanger nos expériences et valoriser notre rôle dans le développement national », a-t-il souligné.
Dans cette logique, le réseau se donne pour mission en plus de fédérer les professionnels du secteur de promouvoir l’excellence et la rigueur scientifique, de renforcer la contribution de la zootechnique à la sécurité alimentaire, et d’encourager l’éthique ainsi que le professionnalisme dans les pratiques.
Un levier stratégique pour le développement de l’élevage
La mise en place du RéZoB a été rehaussée par la présence du professeur Mahamadou Dahouda, ministre conseiller à l’Enseignement supérieur. Pour lui, la zootechnie occupe une place centrale dans les politiques de développement. Elle constitue, selon lui, un levier essentiel de la sécurité alimentaire, du développement rural, de la lutte contre la pauvreté et de la valorisation du patrimoine génétique animal.
Dans un pays où une large partie de la population vit de l’élevage, notamment dans les zones septentrionales, l’accent est mis sur les principaux défis du secteur : l’adaptation au changement climatique, l’insécurité, la compétitivité des filières animales et la création d’emplois. Face à ces enjeux, il a encouragé les membres du RéZoB à transformer leur réseau en un espace structuré de réflexion, d’innovation et de propositions concrètes au service du développement de l’élevage au Bénin.

Un réseau fondé sur des valeurs fortes
Le professeur Brice Sinsin, ancien recteur de l’UAC, qui a procédé au lancement officiel du RéZoB, a pour sa part insisté sur les valeurs essentielles qui doivent guider la nouvelle organisation. Revenant sur l’histoire de la zootechnie au Bénin, il a rappelé que la durabilité d’une association repose sur la rigueur, le respect, la simplicité et la confiance mutuelle. « Une association se construit sur le partage d’expériences et la solidarité. Il faut apprendre à se mettre au service des autres dans la fraternité », a-t-il conseillé.
Les travaux ont permis l’adoption des statuts du réseau et de son règlement intérieur, suivie de l’élection du bureau exécutif. Celui-ci est dirigé par Vital Tchibozo, assisté de deux vice-présidents : Alassan Assani et Chérif Amoussa.
Avec toute son équipe, le RéZoB entend désormais s’imposer comme un acteur structurant du secteur de l’élevage au Bénin. Ainsi, son président ambitionne de renforcer la visibilité des zootechniciens, de fédérer toutes les générations de professionnels, y compris la jeunesse et la diaspora, et de contribuer activement à la modernisation et à la croissance durable de l’élevage national. En outre, ce réseau entend promouvoir une meilleure structuration de la profession, renforcer les capacités des acteurs et favoriser une contribution plus accrue des zootechniciens aux politiques de développement de l’élevage au Bénin.
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