Le Bénin procède depuis le 27 août 2026 à Parakou à une mission de relecture de conformité et d’actualisation des Plans Communaux de Développement Agricole (PCDA).
Pendant dix semaines, des acteurs de plusieurs communes du Nord se retrouvent au siège de l’Agence territoriale de développement agricole (ATDA) 4 pour mettre à jour les 27 PCDA, en cohérence avec les nouvelles orientations agricoles nationales, notamment Bénin Vert.
Cette actualisation intervient dans un contexte de nouvelles ambitions pour la campagne agricole 2026 2027. La production céréalière est projetée à 3,4 millions de tonnes, soit une hausse de 16 % par rapport à la campagne précédente. Le Bénin vise également 700 000 tonnes de coton graine, avec une prime de 10 FCFA par kilogramme en cas de dépassement de ce seuil.
L’exercice vise à revoir les diagnostics des territoires, hiérarchiser les filières agricoles et aligner les plans sur le cadre méthodologique national, le Plan Stratégique de Développement du Secteur Agricole, le PNIASAN et Bénin Vert. Un dispositif d’accompagnement doit également aider les communes à traduire ces plans en actions concrètes.
Pour Bio Mamadou Yarou Saka, Directeur Exécutif de l’Association pour le Développement des Communes du Borgou (ADECOB), l’actualisation doit renforcer la pertinence de documents qui orientent déjà les budgets et programmes communaux. Elle devra notamment mieux intégrer les défis du changement climatique, de la sécurité alimentaire et de la valorisation des productions.
Dans cette même dynamique, Innocent Togla, représentant le MAEP, a appelé à prendre en compte les priorités de Bénin Vert, notamment le développement des filières, l’accès à l’eau, la fertilité des sols, le fourrage et les revenus des producteurs.
La mission devra également repartir des réalités de chaque territoire. Dr Aurélien Atidegla, directeur général de Reid Consulting Suarl, a indiqué qu’elle devra « requestionner les diagnostics qui avaient été faits durant la première phase ». Pour Eskil Dossounon, chef de mission du cabinet GIIGA Afrique, cette démarche doit favoriser une meilleure coordination des programmes et une diversification des financements.
Le processus se déroule en cinq étapes, du cadrage méthodologique à la validation officielle, avec l’implication des élus locaux, organisations de producteurs, services techniques et intercommunalités.
Par ailleurs, au terme des dix semaines, 27 PCDA révisés et validés, des diagnostics actualisés, une hiérarchisation des filières prioritaires et un plan d’appui à leur mise en œuvre sont attendus.



