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Filières animales et halieutiques : la Côte d’Ivoire s’inspire du modèle brésilien

Le vendredi 8 mai 2026, la Côte d’Ivoire a conclu un accord avec la CODEVASF (Compagnie de Développement des Vallées du São Francisco et du Parnaíba) du Brésil afin de réduire sa forte dépendance aux importations de protéines animales, qui couvrent encore 51 % de la consommation nationale.

Accélérer la modernisation et l’industrialisation des filières animales et halieutiques, dans un contexte de croissance continue de la demande en protéines en Afrique de l’Ouest, tel est l’objectif principal de cette coopération. Dans ce sens, les deux parties entendent favoriser le transfert et l’adaptation du modèle brésilien de développement intégré du secteur primaire, reconnu pour son efficacité dans l’organisation des filières agricoles et la valorisation des territoires. Selon le ministère ivoirien des Ressources animales et halieutiques, cette initiative devrait « contribuer durablement au renforcement de la sécurité protéique des populations tout en positionnant la Côte d’Ivoire comme un pôle régional d’excellence dans le domaine des ressources animales et halieutiques ». Ainsi, la CODEVASF, forte de plus de cinquante années d’expérience, accompagnera la Côte d’Ivoire dans l’aménagement territorial, la structuration des chaînes de valeur et la gestion intégrée des ressources hydrauliques et agricoles.

En Côte d’Ivoire, le secteur des ressources animales et halieutiques, bien qu’il contribue à hauteur de 5 % du PIB agricole, demeure confronté à une dépendance structurelle aux importations. En 2024, les importations de viandes et d’abats ont atteint 164 269 tonnes équivalent carcasse (TEC), représentant environ 51 % de la couverture de la consommation nationale. De son côté, le Brésil s’est imposé comme une puissance majeure de l’agroalimentaire mondial grâce à des investissements importants dans la recherche agricole, les infrastructures rurales et l’intégration des chaînes de production. Selon la FAO et des données internationales du secteur, le pays figure parmi les principaux exportateurs mondiaux de viande bovine et dispose de l’un des plus grands cheptels bovins au monde, estimé à plus de 200 millions de têtes. Dans le secteur laitier, il figure également parmi les cinq principaux producteurs mondiaux, aux côtés de pays comme l’Inde, les États-Unis et la Chine.

En outre, ce partenariat se positionne comme un levier stratégique pour renforcer la performance des filières ivoiriennes, améliorer la disponibilité en protéines animales et soutenir, à terme, la souveraineté alimentaire du pays.

Morel GOUKOUE

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