L’amphithéâtre Idriss Deby Itno de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité, le mardi 20 janvier 2026, la cérémonie marquant le début des activités commémoratives du vingt-cinquième anniversaire du Centre interfacultaire de formation et de recherche en environnement pour le développement durable (CIFRED). La rencontre, tenue en présence de nombreux enseignants-chercheurs, chercheurs, étudiants, alumni ainsi que d’acteurs engagés dans le domaine de l’environnement, a été l’occasion de rappeler l’importance du rôle du CIFRED dans la formation, la recherche et le développement durable, tout en offrant un espace de dialogue et d’échanges scientifiques entre les différentes parties prenantes.
« Célébrer les 25 années d’existence du CIFRED tout en ouvrant un cadre de réflexion scientifique pour renforcer son rayonnement et préparer son avenir en matière de formation, de recherche et de développement durable. » C’est l’objectif de cette rencontre de trois jours, qui se veut à la fois un moment de bilan, de partage d’expériences et de projection stratégique. Il s’agit, selon les organisateurs, de consolider le rôle du Centre comme acteur stratégique de la transition écologique et sociale au Bénin et au-delà.
Dans son allocution, le professeur Roch Johnson, président du comité d’organisation, a rappelé que le CIFRED est né de la volonté de l’État béninois et de l’Université d’Abomey-Calavi de faire de l’environnement un levier central du développement durable. « Pour accompagner cette volonté politique et la traduire en un véritable levier de développement durable, l’Université d’Abomey-Calavi a fait le choix stratégique de promouvoir la formation et la recherche en sciences de l’environnement en mettant l’accent sur l’interdisciplinarité et l’intersectorialité », a-t-il ajouté. Revenant sur les grandes étapes de la création et de l’évolution du Centre, il a mis en lumière ses contributions à la formation de cadres supérieurs, à la production de connaissances scientifiques et à l’accompagnement des politiques environnementales aux niveaux national et international.
La mission du Centre est de produire une recherche utile, ancrée dans les réalités locales tout en restant ouverte sur les enjeux globaux, a rappelé le Directeur du CIFRED, Ibouraïma Yabi. Il a également appelé au renforcement de la qualité académique, au développement de la recherche, à la consolidation des partenariats et à l’intégration des outils numériques, afin de positionner durablement le CIFRED comme un acteur clé de l’innovation et de la transition écologique.
« Il y a 25 ans, la création du CIFRED répondait à une vision audacieuse, celle de faire de la science un levier d’action face aux défis environnementaux émergents. Aujourd’hui, cette vision apparaît plus pertinente que jamais à l’heure où les sociétés sont confrontées aux effets du changement climatique, à la dégradation des écosystèmes et aux tensions croissantes sur les ressources naturelles », a affirmé le représentant du recteur de l’UAC, le professeur Romain Hounzandji. Procédant au lancement officiel des activités, il a salué le parcours du CIFRED, qu’il a inscrit dans une trajectoire d’excellence scientifique portée depuis sa création par des acteurs académiques de renom.
La dimension scientifique du colloque a mis en évidence le rôle central de la recherche et de la formation en sciences de l’environnement pour répondre aux défis contemporains. Les travaux se sont articulés autour de thématiques clés telles que l’environnement et la santé publique, l’agriculture face au changement climatique, la gestion des ressources en eau et des espaces littoraux, les énergies renouvelables et l’habitat intelligent, l’économie circulaire et la gestion des déchets, ainsi que la gestion sociale de l’environnement. Ces axes visent à produire des solutions concrètes, adaptées aux réalités locales et aux enjeux environnementaux actuels.



