Entre découvertes gustatives et opportunités économiques, le Mois du Consommons Local 2025 s’est ouvert à Cotonou. L’événement, appuyé par plusieurs partenaires comme l’IFDC à travers le programme ACMA3, met en lumière le dynamisme des entreprises béninoises engagées pour une consommation locale durable. Il se déploie à la Place de l’Etoile Rouge sous le thème : « Investissement agroalimentaire et agro-industriel, valorisation des savoir-faire locaux et accès aux marchés ».
Sous le vent d’octobre, l’Étoile Rouge de Cotonou s’est transformée en un grand marché du “Made in Bénin”. Des allées de produits locaux : jus de baobab, gari transformé, huile, riz local, produits cosmétiques… Le tout soigneusement présenté dans des emballages modernes qui attirent autant l’œil que l’appétit. Entre dégustations, échanges et découvertes, le public découvre un échantillon du savoir-faire béninois à travers les exposants venus de tout le pays.
Cette effervescence marque le marché national d’exposition vente des produits locaux de la 6ᵉ édition du Mois du Consommons Local, une initiative de l’UEMOA relayée par le ministère béninois de l’industrie et du commerce. L’édition 2025 met l’accent sur l’investissement agroalimentaire et la transformation locale, dans une logique d’autonomisation économique et de souveraineté alimentaire. La ministre Shadiya Alimatou Assouman a rappelé que ce mois vise à encourager les Béninois à faire du consommer local un réflexe citoyen et patriotique. « Le Bénin choisit la voie de la résilience : produire ce que nous consommons, transformer ce que nous produisons et consommer ce que nous transformons », a insisté la ministre.
L’IFDC et le Programme ACMA3, partenaires du développement agroalimentaire
, Plusieurs institutions techniques et partenaires au développement soutiennent cette dynamique. Parmi eux, le Centre International pour le Développement des Engrais (IFDC), à travers son programme ACMA3, engagé pour la deuxième année consécutive dans l’accompagnement de l’événement. « Le consommons local répond exactement à ce que nous aimerions obtenir à l’IFDC », explique Abalo Adodo, Directeur Pays de IFDC Bénin-Togo.
Au-delà de la vulgarisation des bonnes pratiques agricoles, l’IFDC aide le producteur qui reste dans son champ à trouver des intermédiaires pour vendre leurs produits. « Et les PME qui sont dans la transformation, dans la commercialisation des produits alimentaires, sont pour nous une richesse, en ce sens. Nous les mettons en relation avec les producteurs, et les producteurs peuvent leur vendre sans problème leurs produits agricoles, et ces derniers transforment et mettent à la portée des consommateurs ».
Présent également sur le site, le chef du programme ACMA3 a insisté sur l’importance des foires et expositions comme mécanismes de mise en relation entre les acteurs économiques. « Les foires sont des mécanismes où producteurs, transformateurs, acheteurs et fournisseurs de services peuvent se rencontrer, pour qu’ils puissent construire des relations qui soient mutuellement bénéfiques entre eux, mais aussi pour qu’ils puissent disposer des services et des biens dont ils ont besoin pour le développement de leurs activités entrepreneuriales », a expliqué Ousmane Ouédraogo.
L’IFDC à travers le programme ACMA3 soutien ainsi plusieurs PME exposantes, dont certaines ont déjà bénéficié de formations et de subventions pour améliorer la qualité de leurs produits et la présentation de leurs emballages. « Notre plus grand souhait, c’est qu’à la fin de ces expositions, ces PME arrivent à obtenir de bonnes commandes qui leur permettent d’augmenter le volume d’achat de matières premières auprès des producteurs. Plus les producteurs sont satisfaits, l’IFDC aussi est satisfait, parce que les technologies seront adoptées », a ajouté Abalo Adodo, fier du succès rencontré par certaines transformatrices comme celles du gari amélioré.
Tout au long de ce mois d’octobre, des ateliers, panels, dégustations et expositions régionales rythmeront la célébration. L’objectif reste le même : faire de la consommation locale un quotidien pour toutes les familles béninoises. Et pour y parvenir, les organisateurs insistent sur trois leviers : améliorer l’accessibilité des produits locaux sur les marchés, renforcer l’attractivité et la qualité des emballages, et sensibiliser les consommateurs à la valeur économique et nutritionnelle du “Made in Bénin”. « Chaque achat d’un produit local est un vote pour le développement du Bénin », a conclu la ministre Shadia Alimatou Assouman, invitant toute la population et les étrangers, à faire confiance à la qualité du “Made in Benin” « qui correspond aujourd’hui aux standards régionaux et internationaux.
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