Après plusieurs décennies de déclin, Madagascar a décidé de redonner vie à sa filière coton lors des Assises pour la relance économique, le dimanche 15 mars 2026.
Transformer localement la fibre afin d’alimenter des unités textiles lourdes et de bâtir une chaîne de valeur complète, c’est l’objectif visé. En effet, pour atteindre ce but, le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage mise sur des mesures immédiates. La distribution de semences améliorées doit permettre d’augmenter les rendements, tandis qu’un encadrement technique renforcé accompagnera les planteurs dans la modernisation de leurs pratiques. Parallèlement, l’accès facilité aux financements devrait offrir aux producteurs les moyens d’étendre leurs surfaces cultivées et de stabiliser leurs revenus. Cette approche intégrée entend reconnecter les agriculteurs aux industriels nationaux, garantissant ainsi l’autonomie en matières premières pour le secteur textile.
Une ouverture vers les marchés internationaux
Au‑delà de la production nationale, cette relance s’inscrit dans une logique internationale. En produisant ses propres fils et tissus, Madagascar pourra satisfaire aux règles d’origine strictes imposées par les États‑Unis dans le cadre de l’AGOA. Ce dispositif ouvre la voie à des exonérations douanières totales et représente une opportunité majeure pour accroître les exportations de vêtements vers le marché américain.
La filière coton, longtemps fragilisée, avait vu de nombreux producteurs se tourner vers des cultures vivrières comme le manioc ou la patate douce. Le projet actuel vise à inverser cette tendance, à redonner confiance aux communautés rurales et à renforcer durablement la balance commerciale du pays.
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