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Protection des cultures : Dakar réceptionne six drones high-tech

La Direction de la Protection des Végétaux (DPV) du Sénégal a réceptionné le 14 novembre 2025 à Dakar, six drones de « dernière génération ». Ils sont destinés à moderniser la surveillance et la lutte phytosanitaire.

L’agriculture reste un secteur stratégique pour le Sénégal, représentant près de 15 % du PIB et employant environ 22 % de la population active. Dans ce contexte, le contrôle phytosanitaire constitue un axe important de la politique agricole, surtout face aux pertes de récoltes provoquées par divers agents nuisibles. La réception de six drones vient ainsi renforcer l’efficacité des interventions contre les ravageurs des cultures, réduire l’exposition des agents aux produits chimiques et protéger la sécurité alimentaire dans le pays. Selon les autorités, l’acquisition de ces drones marque une première dans la stratégie de la DPV. Elle traduit une volonté de moderniser les méthodes de protection des cultures et de renforcer la gestion des ravageurs à travers des technologies plus efficaces et précises.

Le ministère de l’agriculture indique dans un communiqué que ces appareils sont capables de traiter jusqu’à 25 hectares de plantations par heure. Depuis sa création en 1974, la DPV est chargée de la surveillance des cultures et du contrôle phytosanitaire. Avec cette nouvelle technologie, elle pourra intervenir plus rapidement et avec une précision accrue, tout en limitant les risques pour la santé de ses agents. « Cette avancée a été rendue possible grâce à un partenariat stratégique avec l’Armée de l’air, dirigée par le Colonel Ousmane Ngom, qui a formé une première équipe de télépilotes et de techniciens capables d’opérer ces appareils sophistiqués », rappelle le communiqué.

La modernisation des outils de lutte phytosanitaire est d’autant plus nécessaire que les ravageurs continuent de menacer la production agricole et, par conséquent, la sécurité alimentaire du pays. Le rapport annuel 2023 de la DPV souligne que la Chenille légionnaire d’automne (CLA), identifiée pour la première fois en 2018, poursuit sa propagation à travers plusieurs départements, affectant particulièrement les cultures de maïs. D’après la FAO, cette chenille est responsable de la perte d’environ 18 millions de tonnes de maïs chaque année sur le continent africain. La DPV surveille également d’autres nuisibles aux impacts économiques significatifs, tels que les sauteriaux, les cantharides et la mouche des fruits, cette dernière restant une menace constante pour la filière mangue depuis plusieurs années.

Morel GOUKOUE

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