Le Burkina Faso franchit des étapes déterminantes dans sa quête de Souveraineté alimentaire, une dynamique officiellement saluée par les instances internationales. C’est le constat dressé par Ernest-Moïse Mushekuru, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), lors d’un récent entretien diplomatique avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.
L’analyse de la FAO repose sur la solidité de la dernière campagne céréalière ainsi que sur l’ampleur des investissements publics consentis pour moderniser les infrastructures rurales. Selon le diplomate onusien, ces performances permettent d’envisager avec optimisme l’horizon 2030 comme date charnière pour l’atteinte de la pleine souveraineté alimentaire. Malgré un contexte régional complexe, marqué par des défis sécuritaires et climatiques persistants, la stratégie actuelle du Burkina Faso s’impose comme un modèle de résilience capable d’assurer la stabilité nutritionnelle de sa population.
Un pragmatisme diplomatique au service du terrain
Cette reconnaissance internationale s’accompagne d’une volonté mutuelle de renforcer les liens stratégiques. Le gouvernement burkinabè a d’ailleurs exprimé sa satisfaction quant à la démarche de la FAO, qui privilégie désormais une approche pragmatique basée sur les réalités du terrain plutôt que sur des indicateurs théoriques. Dans cette optique de partage d’expertise, le pays est invité à exposer son modèle de réussite lors de la prochaine conférence de l’organisation à Nouakchott, en Mauritanie.
Vers une consolidation des partenariats stratégiques
L’avenir de cette collaboration se dessine sous des auspices favorables avec l’annonce d’une visite prochaine du Directeur général de la FAO à Ouagadougou. Ce déplacement de haut niveau devrait permettre de sceller de nouveaux accords de coopération technique et de consolider les mécanismes de soutien à la production locale. En plaçant l’agriculture au centre de son agenda de développement, le Burkina Faso réaffirme sa détermination à transformer son potentiel naturel en un levier de croissance durable et souveraine.
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