La salle de conférence de l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (INRAB). a abrité, mercredi 5 novembre 2025, le lancement officiel de l’atelier scientifique national du cycle de gestion de la recherche agricole. C’est le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui qui a présidé la cérémonie, en présence des participants dont des chercheurs, universitaires, représentants d’organisations de producteurs et partenaires techniques et financiers.
« La recherche agricole comme un instrument de développement économique et social du Bénin ». C’est autour de ce thème que se déroulent les travaux de cette rencontre qui prendront fin le 07 novembre 2025. Cet atelier vise à valider les résultats de recherche issus des laboratoires et des sites expérimentaux, mais aussi à dresser un état des lieux des acquis scientifiques et technologiques générés, ces dernières années, par l’ensemble des acteurs : chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, vulgarisateurs et utilisateurs. Durant les trois jours, les experts vont analyser les avancées réalisées par la recherche agricole, identifier les défis persistants et proposer des pistes d’innovation capables de renforcer la productivité, la résilience climatique et la compétitivité des filières.
Dans son discours, le Directeur Général de l’INRAB, Comlan Hervé Sossou, a exprimé son enthousiasme de voir reprendre ces assises après huit années d’interruption. « Ce moment est historique, car il est le fruit d’une volonté politique affirmée et d’une mobilisation sans précédent de toute notre communauté scientifique », s’est-il réjoui. Tout en rappelant que plus de 200 résumés de recherches ont été reçus à cette occasion, le Directeur Général de l’INRAB a insisté sur la nécessité de mobiliser les acteurs, les moyens et les partenaires pour transformer les résultats de recherche en solutions concrètes, applicables sur le terrain et au service du développement agricole national.
Procédant à l’ouverture des travaux, et au regard des enjeux actuels, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Cossi Dossouhoui a fait savoir qu’il ne s’agira plus de se limiter aux simples résultats de la recherche agricole. « Il ne suffit plus d’avoir des résultats publiables. Ce qui importe désormais, ce sont des acquis de recherche capables d’impacter positivement la sécurité alimentaire et de générer des revenus. Sur cette base, les performances seront désormais évaluées », a-t-il laissé entendre. Le ministre Dossouhoui a ensuite mis l’accent sur le renforcement de la synergie entre chercheurs, producteurs et structures d’appui afin de s’assurer que les technologies développées sont effectivement transférées et adoptées sur le terrain.
Des progrès enregistrés, exposés
La recherche permet de booster la production et d’en améliorer la qualité au profit des producteurs et des consommateurs. Au cours de l’atelier, Dr Cossi Léonard Hinnou, chercheur au Programme d’analyse de la politique agricole de l’INRAB, l’a ressorti dans sa communication. C’était aussi l’occasion pour lui de mettre en lumière les progrès enregistrés dans plusieurs filières clés, notamment celles du riz et du coton. Selon lui, ces performances découlent directement des innovations issues des laboratoires nationaux. Des résultats des études présentés par Dr Hinnou, il convient de retenir qu’entre 1995 et 2025, la recherche agricole béninoise a déjà produit 774 innovations et technologies, dont plus de 200 sont considérées comme particulièrement prometteuses. Les résultats attendus du présent atelier sont relatifs entre autres, à la diffusion des innovations, l’amélioration des rendements agricoles et le renforcement des capacités des acteurs du secteur.
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