Avec la part croissante du Maroc, l’Afrique a exporté 430 000 tonnes d’avocats en 2025, plaçant le pays en tête du continent devant le Kenya.
L’Afrique confirme son essor sur le marché mondial des avocats, avec des exportations atteignant 430 000 tonnes. C’est la conclusion faite d’après la Revue du marché des fruits tropicaux publiée par la FAO. Dans ce contexte, le Maroc s’impose comme le leader continental grâce à une progression spectaculaire de 90 % de ses exportations, atteignant près de 141 000 tonnes et détrônant pour la première fois les autres pays exportateurs. À l’inverse, le Kenya recule à la deuxième place avec 105 000 tonnes, en raison de contraintes logistiques et des perturbations autour du canal de Suez, qui rallongent les délais vers l’Europe et affectent la qualité des fruits. Les ports marocains, eux, offrent un transport plus rapide vers le sud de l’Europe, renforçant ainsi l’avantage compétitif du pays.
Cette performance repose sur des investissements massifs dans l’irrigation et l’extension des vergers (Souss-Massa, Gharb), ainsi que sur la modernisation des infrastructures de conditionnement pour répondre aux exigences des distributeurs européens. Au Kenya, malgré des variations climatiques en 2024, une reprise de 4 % est attendue grâce à l’augmentation des surfaces cultivées. Les autorités encadrent strictement les exportations pour garantir la qualité. Selon Wahiga Macharia, de l’Avocado Society of Kenya, « la fiabilité des routes maritimes, l’efficacité de la chaîne du froid et les systèmes de conformité sont déterminants ».
L’Union européenne reste le moteur de la demande avec une consommation record de 1,07 million de tonnes, soit près de 30 % du marché mondial. La France et les pays nordiques affichent les plus fortes consommations par habitant (1,8 à 2,3 kg). Face à cette dépendance européenne, l’Afrique du Sud diversifie ses débouchés vers l’Asie et le Moyen-Orient, où la demande indienne a explosé (19 120 tonnes importées en 2025). Cette croissance mondiale ouvre des opportunités pour les producteurs africains, à condition de relever les défis logistiques et de garantir une qualité irréprochable.
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