
L’agriculture béninoise étant en pleine restructuration avec les nombreuses réformes entreprises par le gouvernement, les acteurs du secteur ainsi que les partenaires techniques et financiers s’activent pour poser les bases d’une agriculture durable gage de développement. Et comme à son habitude, Agriprofocus et ses partenaires organisent depuis ce matin à Cotonou, la 5ème édition du salon agricole et financier du Bénin sur le thème « stimuler la productivité par l’éducation financière ».

Employant 70% de la population active avec un taux de participation de 30% aux recettes d’exportations du pays, l’agriculture constitue l’un des piliers fondamentaux de l’économie au Bénin. Mais face aux défis développement du secteur, il devient impérieux pour les producteurs, les transformateurs et les décideurs de s’ouvrir davantage au monde afin d’attirer les financements pour exporter davantage leurs produits agricoles locaux. C’est donc pour faciliter un tant soit peu la tâche aux acteurs et bailleurs de fonds que Agriprofocus a initié depuis cinq ans, le salon agricole et financier du Bénin
Dénommé AgriFinances, ce salon se déroule sur le thème « stimuler la productivité par l’éducation financière ». Il réunit à Cotonou, les jeunes entrepreneurs agricoles, les producteurs, les prestataires de services et surtout les partenaires techniques et financiers de même que les institutions financières qui interviennent dans le secteur agricole. Pendant trois jours (jusqu’au 10 mai), les uns et les autres partageront leurs expériences et iront à l’assaut des opportunités d’affaires et de financement qui s’offrent eux à travers des expositions. Pour le coordonnateur national d’Agriprofocus Marcel Djihoun, l’éducation financière permet aux acteurs d’avoir ‘’les bons comportements et d’opérer les bons choix’’. Dans cette perspective la 5ème édition du salon Agrifinances constitue une occasion exceptionnelle de ‘’partage des expériences réussies ou non en matière de financement’’ afin d’aider les institutions financières de mieux orienter leurs politiques, a-t-il expliqué en substance.

Fort des quatre panels qui seront animés durant les trois jours par Enabel, Inclusion Africa, Acma, Adapami, Consortium Alafia et autres, Agrifinances 2018 se penchera entre autres sur la problématique du financement des filières à hautes valeurs ajoutées telles que l’anacarde, le Karité et la pisciculture ; tout en veillant à inculquer aux participants, les notions adaptées pour décrocher des partenariats et booster leur production. Ce qui permettra aux acteurs des différentes filières de ‘’promouvoir non seulement leur savoir-faire mais aussi de faire le lobbying pour décrocher le financement adéquat’’ a précisé Tenaka Salami, le représentant de Enabel (agence de Coopération Belge).
Le thème choisi pour ce salon agricole et financier entre en ligne de compte des réformes engagées par le gouvernement et la secrétaire générale du ministère de l’agriculture Dr Françoise Assogba Komlan n’a pas manqué de le souligner. « L’éducation financière limite le surendettement et favorise l’intégration sociale » a dit Madame Assogba Komlan avant d’insister sur la nécessité pour les acteurs de se faire former afin d’être ‘’bien outillée pour faire des choix de financement judicieux’’.

André Tokpon



