
La production de cacao en Côte-d’Ivoire est une activité qui participe à l’économie du pays. Cependant, ce secteur bat de l’aile tant au niveau de la production qu’à celui de la commercialisation. La campagne en cours essuie plusieurs problèmes qui pourraient impacter les prix à la vente.
Des milliers de sacs de cacao produits, mais pas assez de matériels de transport, c’est la difficulté majeure due à la persistance de ce problème en République ivoirienne. Sur les voies circulent des camions contenant des noix de cajou, mais pas un seul qui transportent du cacao. Et pour causes, les matériels de transport et de stockage sont exploités pour les deux spéculations. Vu que le cacao connait une croissance moins rapide que celle du cajou, les producteurs sont contraints de laisser libre cours à la commercialisation du cajou. Un fait qui ne participe nullement au bien-être de la filière. On assiste ainsi à une accumulation de production de cacao puis au périssage de ceux-ci.
Par ailleurs, les récoltes de cacao subissent une détérioration progressive et deviennent des cultures invendues. Même scénario du côté des entrepôts où l’incertitude des producteurs à trouver un lieu de stockage met en recul le taux de commande effectué par les exportateurs.
Conséquences, le prix de vente du cacao est en risque de baisse considérable. À cela s’ajoutent les difficultés de commercialisation de ces stocks mal entreposés et vendus à bas prix aux acheteurs.
Il urge donc de trouver des moyens indispensables et fiables afin de résoudre les multiples difficultés liées à ce secteur



