Afin de renforcer la campagne nationale de vaccination contre la fièvre aphteuse, l’Afrique du Sud a réceptionné , dimanche 1er Mars 2026, un lot de 1,5 million de doses du vaccin Dollvet en provenance de Turquie.
Arrivée à Johannesburg malgré des retards liés aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la cargaison a été annoncée par le ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen. Importée par la société Dunevax, mandatée par l’État, cette livraison vise à protéger le cheptel face à une épidémie qui touche l’ensemble du territoire.
Depuis 2024, le pays est confronté à une épizootie désormais présente dans ses neuf provinces, avec plus de 935 foyers recensés et notifiés à l’Organisation mondiale de la santé animale. Face à l’ampleur de la situation, le président Cyril Ramaphosa a déclaré, au début de l’année 2026, l’état de catastrophe nationale.
Pour contenir la crise, le gouvernement avait déjà déboursé, entre mars et juillet 2025, plus de 72 millions de rands (4,4 millions de dollars) pour l’acquisition de 900 000 doses. À cela s’est ajouté un million de vaccins produits par le laboratoire argentin Biogénesis Bagó, livrés le 21 février 2025.
Première puissance agricole du continent, l’Afrique du Sud tire près de la moitié de la valeur ajoutée de son secteur agricole de l’élevage, dans une économie dont le PIB était estimé à 401 milliards de dollars en 2024. Confronté aux restrictions à l’exportation et à la persistance de l’épizootie, le pays accélère désormais la production locale de vaccins afin de réduire sa dépendance aux importations.
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