Le mercredi 18 février 2026 s’est tenu à Cotonou un atelier national de restitution d’une étude sur les investissements verts agricoles et les services financiers adaptés aux femmes entrepreneures. Une initiative du Fonds National de Développement Agricole (FNDA) en partenariat avec la KfW Banque de développement et le consortium IPC-HORUS.
Le Fonds National de Développement Agricole entend promouvoir des dispositifs de financement plus inclusifs et plus favorables à une agriculture béninoise plus durable et compétitive. Cet atelier, qui a réuni plusieurs partenaires techniques et financiers du FNDA ainsi que des institutions publiques, visait à partager les principaux enseignements des études menées dans le cadre du partenariat FNDA-Coopération allemande à travers la KfW Banque de développement.
En effet, le Bénin bénéficie, à travers le partenariat FNDA–Coopération allemande (KfW), d’un financement de 15 millions d’euros, dont une partie est consacrée au guichet 3 et plus précisément au sous-guichet dédié au refinancement des systèmes financiers décentralisés partenaires du FNDA. Pour le directeur général, Nicolas Ahouissoussi, cette collaboration représente un levier stratégique pour le développement du secteur. « Ce partenariat s’inscrit naturellement dans la stratégie institutionnelle du FNDA visant à promouvoir une agriculture durable et inclusive, notamment à travers le soutien aux femmes entrepreneures agricoles et aux activités respectueuses de l’environnement », a-t-il indiqué.

Réserver 30 % des crédits aux femmes entrepreneures agricoles
Dans le cadre de cette coopération, le consortium IPC-HORUS a conduit deux études complémentaires destinées à mieux structurer les mécanismes d’appui financier au secteur agricole. L’une des études a analysé les contraintes qui limitent l’accès des femmes aux financements agricoles. Elle souligne que les femmes font face aux défis d’accès à la terre et aux financements, bien qu’elles représentent environ 51,2 % de la population béninoise et occupent une place importante dans les chaînes de valeur agricoles. Ainsi, le FNDA s’est fixé pour objectif de consacrer 30 % en volume des financements aux femmes entrepreneures agricoles. Une manière plus engagée de favoriser l’inclusion financière des femmes actives dans ce secteur.
30 % des crédits aux investissements verts
La deuxième étude porte sur l’identification des opportunités d’investissements verts agricoles. Elle met en avant des pratiques qui favorisent l’adaptation aux changements climatiques, la gestion durable des terres et le renforcement de la résilience des exploitations agricoles. À ce sujet, « Le FNDA soutient pleinement les objectifs stratégiques nationaux visant la promotion d’une agriculture durable, notamment à travers le renforcement de la résilience des exploitations agricoles », a souligné Nicolas Ahouissoussi.
Dans le même élan, la cheffe de coopération allemande, Rike Sohn, a rappelé que ces financements s’inscrivent dans les engagements climatiques du Bénin. « Ces financements contribuent à la réduction des émissions du secteur agricole tout en renforçant la résilience des communautés rurales », a-t-elle déclaré.

Présente à la rencontre, Valentine Huguette Adoukonou Tonoukouin, directrice générale de Africa Finance, a salué la pertinence des études. « Avant l’opérationnalisation du FNDA, les institutions financières étaient réticentes à investir dans le secteur agricole en raison des risques. Ces travaux devraient contribuer à faire évoluer cette perception », a-t-elle affirmé.
Les conclusions issues des travaux de cet atelier devraient permettre de concevoir de nouveaux outils financiers plus adaptés aux besoins des acteurs agricoles. Pour réussir cette ambition, le FNDA compte sur une étroite collaboration avec ses partenaires financiers.
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