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La transformation du cajou au cœur de la 2ème session du conseil des ministres du CICC à Cotonou

 Les ministres des pays membres du Conseil International Consultatif de Cajou (CICC) honorent depuis ce matin à Cotonou, la 2ème session du conseil des ministre de l’organisation. Cette réunion qui fait suite à celle des experts tenue (toujours à Cotonou) les 28 et 29 août dernier, vise à renforcer l’organisation et la gouvernance de la filière anacarde dont l’intérêt économique et social ne cesse de grandir en Afrique et dans le monde.

Avec une progression constante de 10% par an de sa production, la filière cajou en Afrique fait face à d’importantes difficultés dont la mauvaise organisation, la faible capacité de transformation de cette matière première, la faiblesse des échanges d’information et l’accès limité aux financements. Ces difficultés empêchent les pays producteurs africains de tirer pleinement profit des nombreuses opportunités qu’offre la transformation de cette spéculation en termes de création d’emplois et de richesse. Il devient donc impératif pour ces derniers d’harmoniser leurs politiques pour les rendre plus efficaces face à ces difficultés. D’où la création du CICC en 2016 qui compte aujourd’hui neuf pays membres dont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali, le Togo et le Sénégal.

 

http://Lire aussi : https://agratime.com/2018/09/05/benin-vers-le-renforcement-du-systeme-dalerte-precoce-des-crises-alimentaires-et-nutritionnelles/

 

Pour Joseph Seka Seka ministre de l’environnement et du développement durable et président de la CICC, cette 2ème session du conseil des ministre va mettre à jour les documents déjà examinés lors de la première session et d’examiner entre autres le projet de statut du personnel, le projet de manuel de procédures et les projets de fiches de poste. Il s’agira également de réexaminer la question des modalités de financement du CICC et de statuer sur la question de recrutement du secrétaire exécutif.

Le ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche du Bénin Gaston Dossohoui dira alors que les défis de l’organisation sont grands. A l’instar de son collègue de l’industrie et du commerce Serge Ahissou, il a souligné la problématique de la transformation des noix de cajou et de la prospection des marchés afin d’atténuer les fluctuations qui fléchissent les productions africaines.

En lançant les travaux de ce conseil des ministres, Abdoulaye Bio Tchané ministre d’Etat béninois chargé du Plan et du Développement a abondé dans le même sens. Il a rappelé que l’Afrique produit plus 55% de la production mondiale de cajou pour un taux de transformation de 6% seulement ; le reste est destiné à l’exportation. « Ceci est inacceptable pour nous car ce sont des emplois et de la valeur ajoutée qui sont ainsi transférés à l’étranger nous devons donc contraindre le cours de l’histoire et redonner à la production, la transformation et la commercialisation du cajou, une trajectoire qui rétablit notre intérêt, crée de la valeur ajoutée et de l’emplois pour nos populations » s’est défendu le ministre Bio Tchané.

Rappelons que l’Afrique a produit environ 1,8 million tonnes de noix de cajou en 2016. Ce qui représente un peu plus de 55% de la production mondiale.

André Tokpon

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