Le Nigeria a franchi une étape significative dans sa stratégie de la filière laitière. Le mercredi 18 mars 2026 , un partenariat majeur entre son fonds souverain (NSIA) avec la société britannique Asset Green Ltd a été annoncé.
Produire localement une gamme variée de produits laitiers, notamment du lait frais, du beurre, de la crème et du lait en poudre, afin de structurer une filière capable de satisfaire la demande intérieure : telle est l’ambition poursuivie par le Nigeria.
D’un montant de 496 millions de dollars, ce partenariat prévoit la mise en place d’un vaste complexe agro-industriel comprenant 20 000 hectares de cultures fourragères, une ferme moderne de 10 000 vaches laitières, ainsi qu’une unité de transformation dotée d’une capacité annuelle de 200 000 tonnes. « Cet investissement de 500 millions de dollars dans l’industrie laitière nigériane permet de développer des infrastructures avancées couvrant l’ensemble du système de production et d’approvisionnement afin d’améliorer la production locale » a affirmé Rod Bassett, directeur d’Asset Green Ltd
En parallèle, les autorités nigérianes renforcent leurs partenariats techniques avec des pays comme le Brésil et le Royaume-Uni pour moderniser l’élevage. Dans cette dynamique, l’État de Gombe a signé, le 3 février 2026, un accord avec la société néo-zélandaise Livestock Improvement Corporation afin d’améliorer la génétique bovine et les rendements
Malgré cette dynamique, le Nigeria reste confronté à un défi de taille. Selon la FAO, la consommation nationale annuelle de produits laitiers, estimée à environ 2 millions de tonnes, demeure très supérieure à l’offre locale, soulignant l’ampleur des efforts encore nécessaires pour combler ce déficit. Par ailleurs, cette dépendance persistante aux importations pèse sur la balance commerciale du pays et met en évidence l’urgence d’accélérer la montée en puissance de la production locale.
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