À compter du mercredi 1er avril 2026, toute activité de pêche est interdite sur le lac Nokoué, la lagune de Porto-Novo et leurs chenaux. Cette mesure de la Direction de la Production Halieutique s’inscrit dans le cadre du repos biologique visant à préserver les ressources halieutiques.
Dès le 1er avril 2026, les pêcheurs du lac Nokoué, de la lagune de Porto-Novo et leurs chenaux devront suspendre leurs activités jusqu’au 30 avril 2026. Durant cette période, l’utilisation de tout engin, technique ou méthode de pêche est strictement interdite. Cependant, les contrevenants s’exposent à des sanctions, conformément à la réglementation en vigueur. Cette première phase marque le début d’un programme de fermetures périodiques prévu pour l’année 2026. Deux autres périodes sont déjà annoncées : du 29 juillet au 27 août, puis du 16 novembre au 15 décembre.
Pourquoi cette fermeture ?
Cette décision fait suite à une concertation tenue le 18 février 2026 entre les acteurs du secteur et les autorités techniques. Objectif : faire face à la baisse des ressources halieutiques et restaurer les écosystèmes aquatiques. Le principe est de laisser le temps aux poissons de se reproduire. « Avant de capturer un poisson, il faut lui laisser le temps de se reproduire au moins une fois », soutient un spécialiste de la pêche. Les périodes de forte présence de petits poissons correspondent aux cycles de reproduction. Pêcher à ce moment revient à compromettre le renouvellement des espèces.
Entre tradition et modernisation
Le repos biologique n’est pas une pratique totalement nouvelle. Dans certaines communautés, des fermetures étaient déjà observées de manière traditionnelle. Mais face à la pression croissante sur les ressources, l’État béninois formalise désormais cette pratique à l’échelle nationale, avec des périodes bien définies. En pêche continentale, les experts recommandent jusqu’à trois mois cumulés de repos par an pour garantir une régénération efficace.
Un impact direct sur les pêcheurs
Si cette mesure est essentielle pour l’environnement, elle n’est pas sans conséquences pour les acteurs du secteur. Pendant ces périodes, les pêcheurs devront faire face à un arrêt temporaire de leurs activités. Cependant, à long terme, les bénéfices attendus sont importants avec la reconstitution des stocks, l’amélioration des prises et la stabilité des revenus
Avec cette fermeture effective dès ce 1er avril, le Bénin amorce une étape importante dans la gestion durable de ses ressources halieutiques. Une décision stratégique, dont le succès dépendra de l’adhésion des pêcheurs et du respect des règles établies.
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